Qu'est-ce qu'une Marmite Norvégienne (MN) ? Voir la fiche qui explique l'essentiel ici (clic)

jeudi 7 avril 2016

Marmite Norvégienne en "paillas"


Cette Marmite Norvégienne illustre l'article "Marmite norvégienne" de Wikipedia
Source de l'image et du texte (mis en ligne le 5/06/2014 par Musée de Bretagne)

"Description : Lieu : Rennes, Musée de Bretagne
Date d’exécution : 1940-1944
De fabrication familiale, cette marmite norvégienne est faite d'un récipient en osier doublé à l'intérieur de différents morceaux de moquette et de tissus; deux coussins pouvaient se glisser à l'intérieur pour renforcer l'isolation thermique au-dessus de l'ustensile de cuisine dans lequel se faisait la cuisson. Le couvercle en osier est doublé sur la face interne d'un morceau de moquette. Le tout est habillé d'un 'sac' en moquette dont les quatre pans se rabattent sur le couvercle."

Remarques :
Le récipient et le couvercle sont typiques de la vannerie spiralée à base de paille de seigle (et non d'osier). Cette technique est liée à la culture du seigle et les créations obtenues sont appelées "paillas". Voir par ex. cette vidéo qui explique bien la réalisation d'une corbeille.

         On peut faire de grands paniers ou même des ruches en paillas 

Le seigle étant cultivé en Bretagne, on devait donc trouver ce type de vannerie.
La MN est datée des années 40, où, nécessité oblige, elle a permis à bien des ménages d'économiser sur le combustible nécessaire à la cuisson. Elle n'a pas l'air très usée, comme beaucoup de ses consœurs elle a dû être remisée au grenier une fois passé le temps des pénuries...

jeudi 31 mars 2016

Wonderbag, retour d'expérience

  Stéphanie, utilisatrice de longue date de la Marmite Norvégienne, a eu récemment l'occasion d'acheter un Wonderbag. Cet "éco-mijoteur" - c'est la désignation du wonderbag en français, aucune référence à la MN sur le site officiel-  fait partie des Marmites Norvégienne du type "sacs à cuire", comme la wonderbox, sauf que le modèle est breveté. Stéphanie m'a envoyé un petit compte-rendu de ses expérimentations. Un grand merci à toi, chère amie de la MN !
   Pour en savoir plus sur le (je crois qu'officiellement c'est masculin mais comme Stéphanie on peut très bien dire "la") Wonderbag : 
voir le chapitre "Wonderbag" de mon livre sur l'histoire de la MN  ici (je n'ai pas testé de mon côté).

Une MN que l'on peut acheter toute faite : la wonderbag. 
Elle est livrée sous vide, avec les accessoires suivants :
- mode d'emploi en français ; comment la déplier, comment l'entretenir
- livre de recettes en anglais.
- BOGO (Buy One Give One) : pour chaque wonderbag vendue en Occident, une wonderbag est offerte à une  famille pauvre africaine. Pour cette famille, la wonderbag offre une vraie plus value économique : l'économie de combustible est une économie d'argent ou de temps (temps pour ramasser du bois), le temps de surveillance de la cuisson réduit est du temps qui peut être consacré à une activité génératrice de revenus etc.

La wonderbag dépliée : l'isolation est en mousse, la wonderbag est bicolore et disponible en plusieurs coloris.

La wonderbag après quelques jours : quand on la voit à côté de la boite, elle a bien fait de voyager sous vide !

Et à l'usage ?
J'ai testé quelques cuissons dans la wonderbag. Elle n'a pas de fuite de chaleur, cependant, l'isolation du fond de la wonderbag n'est pas très épaisse (3 à 4 cm tout au plus). Pour garder votre plat chaud plus longtemps, posez la wonderbag sur du bois plutôt que sur de la pierre.
Elle s'adapte à plusieurs tailles de casseroles. Si votre casserole a des anses très larges, peut-être qu'elle ne rentrerait pas dans la wonderbag. Dans ce cas seule une Marmite Norvégienne sur mesure ou un autre choix de casserole peut vous dépanner.

Les avantages : 
- Elle est jolie, bien finie, disponible en plusieurs coloris.
- Elle est efficace, surtout posée sur du bois.
- Elle est doublement utile : chez vous, et son BOGO en Afrique.

Les inconvénients : 
- Le livre de recettes n'est pas traduit en français, dommage.
- Contrairement à un bricolage maison, elle n'est pas gratuite.

Pour acheter une wonderbag en France, suivre ce lien :
www.lewonderbag.fr


Stéphanie

mardi 29 mars 2016

Poisson au lait de coco,curry,oignons

Stéphanie nous propose cette fois une recette de poisson à la MN, merci Stéphanie !


Poisson au lait de coco - curry - oignons

Ingrédients (2 pers) :

100 à 200g de poisson blanc, coupé en dés
2 oignons émincés
1/2 c.à c. pâte de curry
au moins 250 ml de lait de coco
huile végétale

Préparation: toute la recette se fait à feu doux, dans une toute petite casserole.

Rissoler la pâte de curry dans l'huile, ajouter les oignons et les faire blondir. Ajouter les dés de poissons, et les faire rissoler sur toutes les faces. Ajouter le lait de coco, porter à ébullition 3 min, puis placer en MN. 
Pour combien de temps? 1/2 heure devrait suffire. Perso j'avais autre chose à faire ce jour-là, je l'ai laissé 1h30  dans la MN.
Servir avec du riz nature, qui peut aussi être préparé en MN.

C'était très bon. le poisson était gouteux, moelleux et pas sec du tout malgré son long temps de cuisson. La sauce coco-poisson était parfaite pour accompagner le riz nature.

       Stéphanie

lundi 14 mars 2016

Riz aux petits pois

 Une recette facile et sympa de Stéphanie...

Ingrédients :

1 tasse de riz, lavé, égoutté
1,5 tasse d'eau
1 oignon
1 boite de petits pois égouttés
matière grasse
poivre
beurre et parmesan

Faire tremper le riz au moins 10 min dans l'eau, il commence à gonfler. Émincer l'oignon, le faire blondir dans la matière grasse. Quand les oignons sont blonds, ajouter riz, eau, petits pois, poivrer. Porter à ébullition, laisser bouillir 2 minutes en mélangeant, puis placer en MN.
Laisser en MN au moins le temps prescrit sur le paquet de riz (certains riz cuisent en 10 min, les riz complets ont besoin d'une heure).
Au moment de servir, ajouter beurre et parmesan

Cette recette est inspirée du "Risi e bisi" qui se prépare avec des petits pois frais. L'avantage de la MN, c'est qu'on peut utiliser des petits pois déjà cuits, sans risque d'en faire de la purée.

Stéphanie



Merci Stéphanie !

jeudi 3 mars 2016

La MN carton et paille de Nadine

On reconnaît le carton à bananes typique avec son couvercle ;-) 
Merci Nadine pour le partage !

Voici une MN fabriquée lors d'un atelier.
le contenant est en carton, l'isolant est en paille, il y a un double fond dans le couvercle.
Lorsque je l'utilise, je comble les creux autour de la casserole avec un linge.
 
Nadine

lundi 29 février 2016

Cuisson du pain précuit en MN


 Merci à Catimini pour cette astucieuse utilisation de la Marmite Norvégienne !


Un dépannage que je fais parfois avec ma MN :

- J'achète du pain précuit, emballé longue conservation.

-  Je le cuis en MN, dans son emballage: dans une casserole, eau et pain emballé, 10 min d'ébullition, puis MN avant d'aller me coucher.
-  Le matin j'ai mes petits pains tout moelleux pour le déjeuner.

Ce n'est pas la recette du siècle, mais je n'ai pas de four, ça me permet d'avoir du pain à l'improviste.

Catimini

jeudi 11 février 2016

La soupe au potiron de Natou

Merci à Natou pour sa recette de la Soupe au potiron à la Marmite Norvégienne.

Ingrédients :

matière grasse
Oignon et ail émincés : 1 bol
Potiron en cubes : 3 bols
Pommes de terre en cubes : 1 bol
1 cube de bouillon - 1 clou de girofle

Faire revenir oignons et ail émincé à feu doux dans la matière grasse. Quand ils sont blondis, ajouter tous les autres ingrédients, compléter avec de l’eau, porter à ébullition. Après 5 min d'ébullition, placer en MN pour quelques heures. Là, je quitte la maison. Quand je reviens, je reporte à ébullition, je mixe (clou de girofle compris) et je me régale. Je fais toutes les soupes de légumes sur base de cette recette.

Natou ;-)



vendredi 5 février 2016

La soupe à l'oignon de Laura


Merci à Laura pour sa recette !

Bonjour ! une petite recette toute bête pour la MN – la soupe à l’oignon :

1kg d’oignons émincés
4-5 gousses d’ail pelées et émincées
400g de pommes de terre pelées et coupées en petits morceaux
Matière grasse
Sauge (pour adoucir le goût de l’oignon), poivre.

Dans une casserole, je fais blondir dans la matière grasse ail et oignons, pour qu’ils se ratatinent et prennent moins de place. J’ajoute les pommes de terre, la sauge, du poivre. 

J’ajoute ensuite de l’eau pour remplir la casserole. Je porte tout à ébullition, et après 5-10 min d’ébullition, hop, en marmite norvégienne. Puis je promène sur internet  m’attèle à la paperasserie et/ou fais le ménage. Quand j’ai faim j’ai terminé, je sors la soupe de la MN, et je la déguste brûlante avec fromage râpé et pain de campagne.
Le reste sera mixé puis gardé au frigo. Dès que j’ai un petit creux, je me réchauffe un bol, c’est bien meilleur qu’une soupe en sachet.

Bon appétit ! 
Laura.


mercredi 3 février 2016

Flan coco à la Marmite Norvégienne

 Et voici la 3eme  recette... 
Merci Anne et à bientôt pour d'autres gourmandises à la MN !

Flan coco :

  Avec la même technique que pour la crème à la fleur d’oranger, ce flan coco se cuisine avec du lait de noix de coco. La consistance est très douce et le zeste d’orange apporte une note subtile d’agrume. Un régal !

Pour 5 pots :
 250 ml de lait de noix de coco 
150 ml de lait 
50 gr de sucre roux (= 3,5 CS)
 3 œufs
Zeste d’une orange non traitée

 - Monter les laits à ébullition avec le zeste de l’orange.
- Dans une terrine mélanger les 3 œufs avec le sucre.
- Verser le lait sur les œufs en le filtrant.
- Remplir les 5 petits pots.
- Tapisser le fond de la cocotte d’un torchon plié, poser les pots dessus et remplir d’eau chaude. Couvrir les pots d’un film alimentaire.
- Mettre sur le feu et maintenir à faible ébullition 5 min.
- Placer en MN 1h.
- Mettre au frais avant dégustation.





Suggestion d'accompagnement : une autre recette d'Anne, le moelleux au chocolat et à la noix de coco râpée.

Crème à la fleur d’oranger et à l’anis à la Marmite Norvégienne

La suite... Merci Anne pour le partage !



Crème à la fleur d’oranger et à l’anis

 Ce dessert aux saveurs subtiles et délicates est un délice. Les parfums s’associent très bien avec le lait de chèvre. Une merveille ! 
 Toutefois si vous n’aimez pas le lait de chèvre ou certaines épices suggérées, vous pouvez utiliser du lait de vache ou ne pas mettre les épices. La technique est une base d’œufs au lait, à chacun de l’agrémenter ou pas. 

 Pour 6 petits pots :

 1/2 L de lait de chèvre
 3 oeufs 
Le zeste d’une orange non traitée
 4 CS de sucre roux 
2 CS d’eau de fleur d’oranger 
1 CC de graines d’anis ou quelques fragments de badiane étoilée

 - Monter le lait à ébullition avec le zeste de l’orange et l’anis. 
Astuce: Pour éviter que le lait accroche au fond de la casserole, rincer la casserole sans l’essuyer avant d’y verser le lait. 
- Hors du feu, verser le sucre parfumé et la fleur d’oranger, puis laisser infuser 15 min. 
- Battre les œufs dans une terrine et verser le lait en le filtrant à l’aide d’une passoire. Bien mélanger. 
- Remplir les 6 petits pots. 
- Tapisser le fond de la cocotte d’un torchon plié, poser les pots dessus et remplir d’eau chaude jusqu’à mi-hauteur. Couvrir les pots d’une assiette ou d’un film alimentaire. 
- Mettre sur le feu et maintenir à faible ébullition 5 min. 
- Placer en MN 1h. 
- Laisser refroidir et mettre au frais avant dégustation. 

 Ne sachant pas si ce dessert allait réussir en MN, j’ai cuit la moitié des pots au four (rangé du haut) et l’autre moitié en MN (rangée du bas). Le résultat est sans appel. La cuisson à la MN a remporté tous les suffrages. 




Vive la MN ! 

Voir aussi une autre recette d'Anne, le moelleux au chocolat et à la noix de coco râpée, en accompagnement gourmand.



mardi 2 février 2016

Moelleux au chocolat et à la noix de coco à la Marmite Norvégienne

Anne, ravie de sa Marmite-Norvégienne "Pouf" (voir ici),  m'a envoyé ses recettes, des desserts- mais oui la MN excelle aussi dans le sucré !- pour  le futur recueil de recettes à la MN.
Merci Anne et bravo !



Voici trois petits desserts à cuire en marmite norvégienne. Le moelleux au chocolat s’associe parfaitement avec chacune des crèmes.

 Moelleux au chocolat et à la noix de coco râpée :

50 g de chocolat noir à 50% de cacao
1 oeuf (séparer blanc et jaune) 
1 yaourt nature 
1 pincée de levure chimique 
3 CS (Cuillerées à Soupe)  de sucre (rajouter 1 CS selon la teneur de cacao dans le chocolat) 
3 CS rases de maïzena 
4 CS rases de noix de coco râpée 

- Faire fondre le chocolat au bain-marie. 
- Pendant ce temps, mélanger jaune d’œuf, sucre, yaourt, noix de coco râpée, maïzena et levure. 
- Verser le chocolat fondu. 
- Battre le blanc en neige ferme puis l’incorporer à la préparation. Verser dans 4 petits pots. 
- Dans la cocotte en fonte, mettre un torchon, puis les 4 pots. Verser l’eau chaude jusqu’à la mi- hauteur des pots. Placer sur l’ensemble un film alimentaire ou une assiette. Mettre sur le feu et maintenir à ébullition 5 min. Placer en MN 40-50 min. 
À déguster tiède, un régal !!

vendredi 8 janvier 2016

Pommes de terre au laurier

 Et hop, encore une recette ! Merci à toi Sandrine ;-)
C'est une recette qui sert vraiment, je fais toujours mes pommes de terre ainsi - faut dire que j'ai un laurier dans le jardin !

Les pommes de terre au laurier

Peler les pommes de terre, les laisser entières ou juste coupées en 2 dans l’épaisseur si elles sont fort grosses, les ranger dans une casserole, intercaler quelques feuilles de laurier, couvrir d’eau froide à hauteur, ne pas saler. Porter à ébullition, compter 5 minutes de bulles à partir de l’ébullition (pas plus !), puis placer en MN pour au moins 1/2 heure.

Égoutter au moment de servir, enlever les feuilles de laurier.

Cuites ainsi, les pommes de terre ne se défont pas, même s’il s’agit de farineuses. Elles prennent un goût de laurier, ce qui rend le sel inutile. S'il en reste, on peut les utiliser pour une seconde recette, froides en salade, ou repréparées en gratin, ou écrasées en purée.

Remarque : ne pas tenter cette recette avec des pommes de terre très « dures », par ex. la vitelotte, qui elle a besoin d’une cuisson normale. La vitelotte en MN est tout simplement immangeable.

Bon à savoir... Et excellente idée l'association patates/laurier !

Tajine végétarien à la Marmite Norvégienne

Cannelle, une autre amie forumeuse,  m'a envoyé sa recette du tajine végétarien pour  le futur recueil de recettes à la MN :

Je fais revenir à l'huile d'olive deux oignons épluchés et coupés en gros morceaux dans une cocotte. J'ajoute quelques carottes coupées en tronçons (je les coupe en longueur, il me semble que ça cuit mieux?). Je fais revenir/dorer un moment, puis j'ajoute les épices (épices à tajine + supplément de cannelle et graines de coriandre, ou cannelle + cumin + coriandre + ras el hanout + piment... J'ai eu un moment de la pâte à tajine au citron, une pâte d'épices dans un petit bocal, c'était super bon...)
Je fais revenir les épices un moment à sec, puis je couvre d'eau et je laisse cuire pendant que j'épluche le reste.

Le reste, c'est selon la saison :
- courgettes en tronçons, poivrons en gros morceaux, tomates en morceaux
- courges butternut en cubes, navets
- on peut bien sûr mélanger courge et courgette par exemple
- éventuellement tout reste de légume qui traine au frigo : petits pois, poireaux ou autre, même pas peur!
- si c'est totale dèche, je mets juste beaucoup d'oignons et de carottes, éventuellement des patates en gros cubes

J'ajoute tous les légumes, je mélange, je rajoute une boite de tomates pelées au jus (ou du coulis de tomate maison, mais cette année j'en ai pas fait; ou du concentré de tomate et de l'eau ça marche aussi), des pois chiches (déjà cuits, ou une petite boite),
+ une poignée de raisins secs, quelques pruneaux, quelques abricots secs si j'en ai (parfois des amandes)

Je rajoute de l'eau au niveau des légumes (j'ai pas peur de tasser pour pas trop noyer!), éventuellement des épices (goûter pour voir.. A la maison on aime que ce soit fort épicé, mais pas piquant : c'est pour ça que je rajoute de la cannelle et de la coriandre au mélange tajine).
On peut ajouter un peu de zeste de citron, c'est top.

Lorsque l'ébullition a repris, je laisse bouillir quelques minutes pour que tout soit bien chaud à cœur, 5 minutes maxi (les carottes, le plus long à cuire, ont pris de l'avance pendant que j'épluchais le reste), et je mets la cocotte dans la MN

Je pense qu'il faut bien deux heures pour que ce soit cuit ? Je sais pas trop, en général je vais récupérer ma cocotte 3 heures plus tard au minimum...
Même les légumes plus fragiles (comme la courge) ne sont pas en purée, c'est tout l'avantage!

En fait l'important c'est les épices (et la cannelle surtout ), les oignons, les pois chiches, la boite de tomates et les fruits secs. Après, n'importe quel légume peut convenir (j'ai déjà mis du céleri, du potiron ou du potimarron...).

A servir avec de la semoule bien sûr. Et comme j'en fait toujours beaucoup, ça me fait plusieurs repas, ou j'en congèle (dans un pot de fromage blanc vide : je garde toujours les pots jetables en plastique, qui ferment, ils font un deuxième tour avant de partir à la poubelle).

Merci Cannelle !!

jeudi 7 janvier 2016

Les MN en carton de Panthera :

 
Ici, mes 2 MN l'une sur l'autre, je ne peux pas les pousser plus loin à cause de la bouteille de gaz.



La choulie MN (par rapport à la première fabriquée pour la cocotte minute et qui est restée telle quelle) :


L'intérieur: papier journal et bulle plastique réflectrice (le couvercle, lui, a été "matelassé" avec des emballages de paquet de café dans lesquels sont inséré du papier journal froissé). Là, j'ai modelé le bourrage du journal à la forme du faitout.



Un vieux drap en flanelle pour tenir la chaleur et isoler le faitout du plastique bulle. J'emballe le faitout, je rabats le morceau de plastique bulle dépassant, je vais vaquer à autre chose et quand j'ai faim, je mange mon tajine (recette Cannelle avec juste plus de piment parce que j'aime bien quand ça arrache la gu**le)



Merci Panthera pour le partage, ça fait toujours plaisir de voir des MN simples -ce qui ne les empêche pas d'être jolies- qui servent vraiment !



dimanche 3 janvier 2016

Ragoût vite fait bien fait !

Une recette de Daniel pour le blog et le futur recueil de recettes :

Alors voilà, j'ai fait un repas avec un morceau de porc que j'ai d'abord doré à l'huile d'olive. Ensuite j'ai commencé la cuisson ordinaire avec poivre, sel, romarin, thym, des morceaux de patates et de poireaux, échalotes  qui ont cuit  dans ma marmite norvégienne (casserole en verre, manche enlevé, emmitouflée dans sa cocotte minute: voir ici).
Une fois les légumes cuits, j'ai mélangé et tout cuit ensemble pour le goût  et remis en marmite norvégienne.
 


Pour ce dernier cas, la poêle avec son couvercle est recouverte pour une petite heure de lainages.
 

 

Je n'ai rien noté en temps,  l'appel aux recettes s'est fait après, désolé.
Photos dans le sens chronologique.

Merci Daniel !

dimanche 20 décembre 2015

Vos recettes à la MN

Chers amis de la MN,
Comme cela avait été le cas pour le pdf collectif sur les Marmites Norvégiennes qui servent vraiment ,  je fais cette fois appel à vous pour concevoir un recueil de recettes à la MN : vos recettes simples de tous les jours ou de fêtes, et bien sûr appréciées, ou vos astuces et tours de main à propos de la MN... 
 Vous les partagerez avec vos mots à vous, avec ou sans photos. Je les rajouterai aux recettes qui sont déjà sur le blog et je me chargerai de la rédaction du pdf qui, après votre accord, sera mis à disposition gratuitement sur le blog. Pour me contacter voir "contact" en bas à droite ou laissez un commentaire.  Montrons au plus grand nombre que cuisiner avec la MN c'est facile, simple et bon !
Merci d'avance de vos recettes.

mardi 15 décembre 2015

Archive de l'article sur la MN d'Ekopedia

 Ekopedia n'est plus... Voici sauvegardée la page consacrée à la Marmite Norvégienne (archives personnelles, 2013, d'après cet ancien lien) : elle est largement inspirée du pdf des Amis de la Terre de 2004, avec son "fameux" boeuf bourguignon aux 5 minutes d'ébullition (hoax culinaire), mais bon c'est tout ce qu'on pouvait trouver en ce temps-là... Je m'étais permis de compléter la bibliographie ;-)

Marmite norvégienne

La marmite norvégienne (dite aussi suédoise) est une caisse isolante fonctionnant selon le principe de la bouteille thermos. Cette "marmite" sans feu est aussi une sorte de cuiseur en second...

Sommaire

  • 1 Une marmite magique
  • 2 Comment ça marche ?
  • 3 À quoi cela ressemble ?
  • 4 Championne de la cuisson sans énergie
  • 5 Et bien d'autres avantages ?
  • 6 Démonstration pratique
  • 7 Matériaux utilisés pour construire notre marmite norvégienne
  • 8 Conseils d'utilisation
  • 9 Marmite ou cuiseur ?
  • 10 Voir aussi
    • 10.1 Liens internes
    • 10.2 Liens externes
    • 10.3 Références
    • 10.4 Bibliographie

Source initiale du document: les Amis de la Terre. [1]

La marmite norvégienne permet de terminer la cuisson à l'étouffée et de conserver le plat chaud pendant plusieurs heures.
Elle est parfaite pour les plats qui cuisent longtemps, genre ragoûts avec ou sans viande.
On démarre la cuisson sur le feu à la maison, dans une cocotte épaisse et avec un couvercle.
  • Porter à ébullition 5 minutes; la cocotte doit être très remplie.
  • Le temps de cuisson est simplement multiplié par deux, par rapport à la normale.
  • On la dépose ensuite, fermée, dans un carton ou une caisse hermétique. On l'emmitoufle avec du tissu, des couvertures, en remplissant tous les espaces vides, pour conserver la chaleur.
  • On peut alors emporter sa marmite norvégienne...partout. Résultat fondant garanti !

Une marmite magique

Au stand "Économie d'énergie - Négawatts" du Salon de l'Eau et de l'Écologie de 2004 à Namur (Belgique), la vedette était un cube d'environ cinquante centimètres de côté destiné à accueillir les casseroles bien avant la fin de la cuisson normale. La marmite norvégienne (car c'est elle !) fait le reste. Voici tous les petits secrets de fabrication et d'utilisation de cet ingénieux équipement. Cette lecture vous permettra de concrétiser une action « négawatts » de plus dans votre habitation ! Rappelons ici l'objectif « négawatts » lancé par les Amis de la Terre: réduire de 50% la consommation énergétique familiale. La marmite norvégienne permet un pas de plus vers ce but destiné à soulager notre planète des émissions de CO2 qui la surchauffent. Comment ? En économisant une partie de l'énergie consacrée à la cuisson des aliments. Que vous cuisiniez à la maison chaque jour ou que cela ne soit le cas que pendant les fins de semaines ou les congés, cet accessoire, facile à réaliser, marquera votre volonté d'agir et de participer aux efforts collectifs destinés à limiter les dérèglements climatiques.

Comment ça marche ?

Ce caisson bien isolé, notre marmite norvégienne, permet de conserver la chaleur emmagasinée dans la casserole lors de la première partie de la cuisson pour terminer la cuisson sans nouvel apport d'énergie. L'importante isolation du caisson ralentit fortement la baisse de la température, en agissant sur les trois modes de transmission de chaleur:
  • la conduction (par contact) grâce à l'isolation de ses parois.
  • la convection (par transfert à l'air) grâce à sa fermeture hermétique et à la limitation des espaces vides.
  • le rayonnement grâce au réflecteur à infrarouge constitué par une fine couche métallisée interne qui renvoie de la chaleur radiante dans le plat de cuisson.
C'est un équipement "Négawatt" par excellence que vous pouvez réaliser très facilement chez vous. À l'utilisation, la marmite norvégienne conduit à une économie qui peut atteindre près de 50 % voire plus pour certains plats (cf. tableau ci-dessous) sur l'énergie nécessaire pour la cuisson des aliments. Il est a noter que la cuisson se faisant à une température un peu plus basse prend un peu plus de temps.

À quoi cela ressemble ?

image à retrouver

Marmite norvégienne, association la fabrique à marmites[2]
C'est une caisse à parois isolantes où l'on place la casserole (cocotte, etc.) pour terminer la cuisson.
La plus simple construction: une boîte en bois ou carton de taille suffisante tapissée sur toutes les parois d'un isolant souple comme une bonne grosse couverture de laine avec un couvercle isolant par dessus.

Notre construction: une boîte en bois avec une isolation performante sur les 6 faces et 4 bonnes roulettes pour la déplacer aisément de la cuisine à la salle à manger et la glisser dans un coin ou sous une table, après usage.
Plus élaborée encore: le caisson isolant peut-être intégré dans un meuble, par exemple une table de desserte, pour être toujours sous la main sans occuper un nouvel espace de l'habitation.
La marmite norvégienne n'est pas à confondre avec un cuiseur solaire : celui-ci utilise exclusivement l'énergie solaire souvent concentrée par des miroirs pour produire la chaleur nécessaire à la cuisson des aliments. Il peut être employé pour griller également. Il est en usage de plus en plus dans les zones ensoleillées pauvres (Afrique, Amérique du Sud) vu l'autonomie énergétique qu'il apporte et sa simplicité d'utilisation. Mais c'est là, une autre histoire?

Réalisation industrielle : des marmites norvégiennes sont fabriquées industriellement au Japon et en Chine. L'ustensile se présente sous forme de récipient double en inox (un récipient intérieur amovible pour la cuisson, et un récipient extérieur à double paroi isolante et couvercle à loquet). De l'intérieur vers l'extérieur il y a donc 3 épaisseurs d'inox. Le récipient extérieur ne doit pas aller sur le feu. Les capacités utiles vont de 4 à 8 Litres. Le prix est élevé : plus d'une centaine d'Euros en 2009. Mots-clés pour moteur de recherche (en anglais) : thermal cooker.

Championne de la cuisson sans énergie

Le principal atout de la marmite norvégienne, c'est l'économie d'énergie que son utilisation permet. Pour vous en convaincre, voici, ci-dessous quelques exemples de cuisson optimisée :
  Quantité Eau Durée d'ébullition Durée classique Durée avec marmite Temps supplémentaire Économie d'énergie en %
Pommes de terre 2 Kg 2 L 1 min 25 min 30 min 20% 50%
Carottes coupées 300 g 0,5 L 1 min 30 min 50 min 65% 50%
Bœuf bourguignon 3 Kg   5 min 120 min 150 min 25% 75%

Et bien d'autres avantages ?

Comme la température dans la marmite ne peut que baisser très lentement, les aliments ne risqueront jamais d'être brûlés ni de coller au fond de la casserole. Une cuisson en toute sécurité! Dès que la marmite est dans le caisson, la surveillance n'est plus nécessaire, autant de temps récupéré pour autre chose! Enfin, les aliments restent chauds très longtemps, ce qui est très pratique lorsque tout le monde ne mange pas en même temps. La marmite norvégienne joue aussi le rôle de réchauffe plat gratuit!

Démonstration pratique

Nous avons construit une marmite norvégienne à partir d'un isolant écologique souple à base de cellulose de vieux papiers d'une épaisseur de 8 cm coincés entre la caisse extérieure en bois et un caisson interne plus mince. L'isolant est "ensaché" dans une feuille de polyéthylène afin d'éviter la dispersion des particules de l'isolant et la prise d'humidité. La conductivité thermique de cet isolant est équivalente à celle des isolants habituels : 0,040 W/(m.°C). Les matériaux possibles pour le corps de la marmite sont le bois, le liège, le carton, une couverture en laine, de la paille, etc. Le principe est d'assurer une isolation maximum du contenu. Attention à certains matériaux expansés en matière plastique et à certaines colles synthétiques qui pourraient se dégrader dans ces conditions de température et d'humidité et émettre des produits nocifs. Préférez les matériaux naturels et de toute manière, faites un petit test si vous avez des doutes.
L'association FEEDA a montré qu'il est possible de construire une marmite norvégienne à partir d'un simple panier et d'un isolant naturel. Ainsi, au Bénin, avec les matériaux locaux, une casserole pleine de haricots rouges placée dans le panier isolé est restée deux heures au dessus de 90°C !

Matériaux utilisés pour construire notre marmite norvégienne

Caisse externe en bois: OSB 18 mm Caisse interne en bois: 5 mm
2 × 52 × 52 cm (face avant et couvercle)
2 × 52 × 50,2 cm (côtés)
1 × 52 × 48,4 cm (face arrière)
1 × 48,4 × 48,4 cm (fond)
Isolant souple * de 8 cm d’épaisseur
1 × 49 × 49 cm (fond)
2 × 49 × 35 cm (côtés)
2 × 34 × 35 cm (côtés)
Isolant rigide (liège expansé) de 7 cm d’épaisseur 1 × 46 × 46 cm (centré et fixé sur le couvercle)
1 × 32 × 32 cm (fond)
2 × 33 × 34.5 cm (côtés)
2 × 32 × 34.5 cm (côtés)
Et en plus :
  • 1 charnière piano
  • des vis agglo. 5 × 50 mm, pour la caisse externe
  • 2 compas pour maintenir le couvercle ouvert
  • des vis agglo. 3 × 20 mm (pour la quincaillerie)
  • 4 roulettes; 2 poignées ; 1 fermoir
  • de la bande métallisée (alu) autocollante
* Isolant souple : isolant constitué de papier recyclé (ressemblant à une grosse couverture de laine de verre). Glissé dans une enveloppe en plastique (afin de protéger la cellulose de l'humidité), il sert d'isolant dans les parois de la marmite norvégienne. Voir les entreprises spécialisées en bioconstruction.
Le coût à prévoir est fonction des matériaux utilisés, de la finition souhaitée et de ce qu'on peut récupérer comme matériel à la maison: au total, de quelques euros à plus de 100 euros. Pour la durée du travail nécessaire à la réalisation, compter pour un bon bricoleur environ une vingtaine d'heures de travail pour une « belle marmite norvégienne ».

Conseils d'utilisation

Comme pour la cuisson habituelle, il faut l'adapter à ses habitudes alimentaires (bien cuit, à peine cuit, etc.).
Pour le premier essai avec un nouvel aliment, un nouveau plat, nous vous conseillons :
  1. de stopper la cuisson après environ un quart du temps habituel,
  2. puis de placer la casserole (ou cocotte) dans le caisson isolant et de la laisser le double du temps normalement nécessaire pour achever la cuisson.

Par exemple, si la cuisson normale est de 20 minutes, avec la marmite norvégienne, cuisez pendant 5 minutes (20 minutes divisées par 4), puis laissez dans le caisson pendant 30 minutes (15 minutes multipliées par 2).

Petits tuyaux pour les utilisateurs :
  • Intercaler un sous-plat, en liège par exemple, entre la marmite et le fond du caisson
  • Si l'extérieur du contenant reste froid, c'est que la chaleur reste bien à l'intérieur, tout va bien !
  • Laisser aussi le caisson ouvert quelques minutes après chaque utilisation pour évacuer la vapeur présente.

Marmite ou cuiseur ?

À côté de la marmite norvégienne, il existe un autre appareil souvent de forme similaire et également à vocation d'économie d'énergie: le cuiseur solaire. Il s'agit d'un caisson lui aussi bien isolé dans lequel on provoque une forte augmentation de la température grâce à la concentration des rayons solaires. Cette concentration est obtenue par l'utilisation de réflecteurs paraboliques. La chaleur, conduite dans le cuiseur, s'y accumule grâce à une isolation interne (par exemple une tôle de couleur noire) et peut atteindre jusque 170°C!
Différents types de préparation sont donc possibles, de la cuisson de légumes, poissons et viandes à la confection de pains ou de pâtisseries. Impossible, par contre, d'y faire chauffer suffisamment de l'huile ou autre corps gras pour réaliser des fritures.
Facile à construire, autonome et bon marché, le cuiseur solaire est notamment utilisé dans le cadre de la coopération internationale entre associations. Ainsi, BOLIVIA INTI-SUD SOLEIL, une ONG active en France, mène deux actions de promotion de la cuisson solaire. En France, elle développe des stages de montage de cuiseurs solaires à destination du grand public et des porteurs de projets associatifs. Dans les Andes (Chili, Pérou, Bolivie), l'association coordonne des projets de diffusion de cuiseurs solaires (pas d'envoi de cuiseurs, ceux-ci sont fabriqués sur place).
Le cuiseur solaire offre en effet de multiples avantages pour des populations et des régions où la vie est rudimentaire et difficile. Il permet d'éviter la corvée de bois bien souvent dévolue aux femmes et aux enfants. Il offre un moyen commode d'obtenir de l'eau débarrassée de tout germe pathogène par la chaleur et participe ainsi à la lutte contre les pathologies transmises par des eaux douteuses. Facilement transportable, il s'utilise dans tous les milieux, ruraux ou urbains et ne nécessite aucun raccordement. Il convient aussi bien aux préparations familiales que collectives.
À l'instar de la marmite norvégienne, le cuiseur solaire constitue un atout certain pour les particuliers et les collectivités qui souhaitent réduire leur consommation énergétique.

Voir aussi

Liens internes

  • Les négawatts
  • La décroissance viable
  • L'environnement
  • L'éco-conception...
  • Four solaire pour cuisson
  • Feu
  • Faire du feu
(liens supprimés car invalides)

Liens externes

Références

  1. Amis de la Terre & marmite.pdf
  2. Voir le site de l'associtation la fabrique à marmites, consulté en novembre 2013

Bibliographie




lundi 23 novembre 2015

Soupe potimarron-pommes de terre à la MN

Et voilà la soupe de Daniel... A noter qu'une grande cocotte-minute peut servir de Marmite Norvégienne pour une petite casserole sans queue, il fallait y penser, bravo Daniel !

Pour la soupe de potimarron-pommes de terre, je découpe les légumes en petits morceaux, je fais bouillir 10 minutes.
Ensuite je mets la casserole en verre dans un autocuiseur calfeutré de tous côtés, je referme et couvre encore. Quelques heures après, c'est encore très chaud.

                       La cocotte-minute est emmitouflée dans une couverture

Mixer, saler, poivrer ou reste de bouillon pour améliorer, quelques croutons dorés au four, de la crème, un peu de persil pour décorer et on se régale.
ça manque un peu de place pour saisir la casserole en verre...
Et voilà, c'est chaud , la soupe est prête à être savourée !

Yaourts à la Marmite Norvégienne

Voici deux recettes envoyées par Daniel, qui a découvert la MN grâce au blog et à mes livres et qui s'en sert avec bonheur depuis. Merci Daniel pour le partage !
 Commençons par les yaourts (au lait de vache) :
Je viens de faire mes yaourts et une soupe potimarron-pommes de terre.
Mon lait cru est mis a bouillir puis j'attends qu'il refroidisse, ensuite    j'y mets le yaourt rescapé de ma gourmandise. Je remue à l'aide  d'une spatule en bois, verse le lait ainsi mélangé dans les pots, les ferme avec leurs capsules en plastique, puis je profite d'une petite vaisselle pour avoir de l'eau chaude et en remplis ma poêle en verre, je mets un couvercle et couvre de lainages, demain ce sera bon !






dimanche 22 novembre 2015

Une Marmite Norvégienne à la portée de tous

Les Illustrations de Marie&Nicolas Doucedame pour mon article sur la MN dans le Hors-Série n°3 (Comment devenir autonome) du journal Kaizen


jeudi 29 octobre 2015

Pourquoi la MN est-elle si mal connue ?


Quelques réflexions pour les 4 ans de ce blog...

Après tout le chemin parcouru lors de mes recherches sur l'histoire de la Marmite Norvégienne, j'essaie toujours de comprendre pourquoi elle reste aussi méconnue, voire dérangeante.
Elle n'a vraiment été promotionnée que pendant les guerres pour être vite oubliée une fois finies les périodes de pénurie. Si elle était à nouveau valorisée, il n'est pas sûr d'ailleurs qu'elle revienne vraiment sous ce nom-là, mais ce serait plus simple pour tout le monde qu'on continue à l'appeler ainsi ; ou qu'au moins on précise la filiation d'une nouveauté avec la Marmite Norvégienne, cela éviterait de la redécouvrir à chaque fois... Wonderbox, Wonderbag, Cuiseur thermos etc. 
La liste est longue et pourtant c'est toujours de la MN qu'il s'agit !

Il faut reconnaître qu'il n'est pas aisé non plus de présenter la Marmite Norvégienne -déjà avec un nom pareil !- comme le dernier must have en cuisine... Elle permet pourtant d'économiser au moins 50% de l'énergie consacrée à la cuisson des aliments, sinon plus. Son origine remonte à la nuit des temps, et, mystère ?... elle reste une parfaite inconnue pour la plupart des gens !

Essayez de discuter de la MN avec des personnes sensibilisées à l'écologie et aux problèmes environnementaux : au delà de l'intérêt poli, vous pourrez constater que cela jette souvent... un froid !
Pour les suivre à la trace régulièrement sur le net, je constate que les articles sur la MN (ou autres désignations) sont très peu nombreux et suscitent surtout l'indifférence, ce qui bien sûr n'exclue pas qu'elle commence lentement à se faire connaître. 
En tous cas, actuellement, ceux qui s'y intéressent trouvent facilement de quoi se documenter sur la toile !

L'énergie la plus propre et la plus économique à produire est celle qu'on ne consomme pas, et la MN s'y emploie brillamment. Or, à ma connaissance, elle n'est jamais citée dans les recommandations officielles pour économiser l'énergie dans la maison. Ça viendra peut-être un jour ? La recherche scientifique ne semble toujours pas s'intéresser à elle non plus...

C'est le côté dérangeant de la MN. Dans un contexte écolo, ceux qui la connaissent vaguement peuvent se sentir mal à l'aise avec quelqu'un se vantant de l'utiliser avec bonheur : la culpabilité de ne pas en faire assez pour la planète n'est pas loin... La MN a aussi contre elle sa faible popularité (la cuisson solaire, bien que très peu pratiquée en réalité, a meilleure presse), le poids des habitudes, le qu'en dira-t-on etc. Tout cela fait que peu de gens passeront à l'acte. La conversation sur la MN retombera vite, mais au moins vous aurez semé quelque chose, on en aura entendu parler. À une autre occasion, suite à une émission télévisée ou autre, le déclic se produira peut-être ?

Selon vos interlocuteurs, vous pouvez aussi passer pour quelqu'un de radin, se compliquant inutilement la vie et refusant le progrès. N'oublions pas les relents négatifs (contexte de privations, peur du lendemain etc.) qui ont pu se transmettre de génération en génération pour ceux qui en auraient déjà entendu parler... Et pour brouiller les pistes, elle est désignée sous plusieurs appellations différentes ! Pas étonnant que, comme s'en plaignaient déjà ses fervents défenseurs en 1917, la MN ne suscite jamais beaucoup d'intérêt.

De nos jours, en majeure partie grâce à internet, elle n'est plus figée dans l'image de la volumineuse caisse isotherme. Son passé lié aux guerres s'éloignant des mémoires, elle va forcément finir par se trouver une nouvelle « peau », atténuant les résistances à son égard.
Celle qui est la plus coriace est notre difficulté à anticiper la préparation d'un repas. Quand bien même on s'en achèterait une toute prête, caisse ou Wonder Box ou bag, ça serait toujours à nous de prévoir le plat au moins deux heures à l'avance... La pratique de la MN s'inscrit dans une démarche individuelle. Cela demande un effort qu'on fournira plus facilement en étant convaincu des bienfaits de la MN mais qui, reconnaissons-le, est difficile à déployer au départ.

Il ne s'agit pas d'imposer son usage, l'important est surtout faire connaître son principe, de montrer que cet auxiliaire de cuisine rend réellement service et contribue à économiser l'énergie. Il n'y a pas de honte à ne pas l'utiliser tous les jours (après tout, on peut manger crû, cuire sur un poêle à bois ou utiliser d'autres modes de cuisson rapides). Mais en cas de nécessité, telle une vieille amie fidèle, la MN saura se rendre utile pour économiser une énergie de plus en plus rare et chère.

Peut-être est-elle évoquée dans certains ouvrages « survivalistes »  anglo-saxons ? Pour le moment, dans les best-sellers actuels du genre en français, Survivre à l'effondrement économique (Piero San Giorgio, Le retour aux sources, 2011) ou Rues barbares (Piero San Giorgio et Vol West, Le retour aux sources, 2012), par ailleurs bourrés de conseils concernant l'alimentation, elle brille par son absence.

Il est regrettable aussi que ce mode de cuisson demeure encore inexploré par les grands cuisiniers. Certes, les économies d'énergie ne les préoccupent pas vraiment. En plus, la MN telle que nous l'utilisons dans nos cuisines va à l'encontre des draconiennes normes d'hygiène à respecter dans la restauration. Il existe pourtant des conteneurs isothermes, à usage professionnel de grande qualité et agréés pour les collectivités, qui pourraient se prêter en toute sécurité à des expériences gastronomiques … À suivre ! Qui sait, un jour on trouvera un nouveau nom pour récupérer le principe de la MN et lancer une « nouvelle » façon de cuisiner branché ?

Les adeptes de la cuisson à basse température la rejettent d'emblée car les aliments doivent bouillir. D'autre part, sur le net, certains n'hésitent pas à dire que la Marmite Norvégienne procure une cuisson saine préservant vitamines et nutriments, mais aucune étude sérieuse n'a jamais confirmé cela. Il faudrait déjà que la MN intéresse la recherche... Comme il faut passer par le stade de l'ébullition, on peut supposer que les vitamines doivent en prendre un coup ; mais ensuite elles subissent une sorte de mijotage à température décroissante. Les utilisateurs réguliers étant unanimes pour affirmer que les plats sont goûteux et les saveurs rehaussées avec ce type de cuisson, on peut en déduire que les nutriments ne s'en sortent pas si mal.
Continuons à nous régaler avec nos bons petits plats mijotés sans feu, ça finira bien par se savoir que, si contraintes il y a avec la MN (anticiper un repas et lancer la cuisson d'un plat un peu en avance), les efforts sont largement récompensés au niveau de la saveur des aliments !
Comme on a pu le constater au cours de l'histoire, la diffusion du principe de la MN est intimement liée aux associations et autres initiatives désintéressées. Actuellement, signe que la MN « revient au pays » (et sans doute aussi signe des temps), le net recense de plus en plus d'animations régulières (chercher sur Twitter avec en mot-clé « marmite norvégienne »). via les Maisons de la Nature ou des associations qui interviennent aussi parfois en collèges ou lycées. Dans les ateliers proposés, on reste encore dans le classique (le coffre isotherme), mais on pourrait aussi envisager des stages de couture pour se confectionner des « sacs à cuire » (ou autre expression plus jolie à inventer), ou tout simplement des cours d'initiation avec une MN faite avec trois fois rien et un repas cuit sur place...
Grâce à des associations comme Bolivia Inti - Sud Soleil  et son réseau, après avoir été longtemps présentée dans l'ombre des cuiseurs solaires, la MN a désormais enfin droit à la vedette dans des ateliers qui lui sont exclusivement consacrés et quelque chose me dit que ça ne fait que (re)commencer.

(d'après mon livre Histoire de cuire sans feu oupresque...)