Qu'est-ce qu'une Marmite Norvégienne (MN) ? Voir la fiche qui explique l'essentiel ici (clic)
Nouveau : Recettes et astuces des ami(e)s du blog : livret téléchargeable ici
- Brochure "militante" pour faire connaître la MN : ici (en construction)

jeudi 26 décembre 2013

PDF Notre amie la MN




(cliquez sur l'icône "voir en plein écran" en haut à droite du cadre)
Merci à Alex, Dorigord, Bébel, Cannelle, Isa, Claire, Laurence, Suzanne, Mariposa et Steven qui ont répondu à mon appel d'il y a quelques semaines et qui n'ont pas hésité à montrer la MN dont ils se servent souvent.
Contrairement aux idées reçues, on n'a pas besoin d'un super coffre isolant comme ceux qu'on peut voir sur le net, réalisés par des bricoleurs chevronnés, pour expérimenter et apprécier le principe de la Marmite Norvégienne dont (re)voici l'essentiel :
- Prévoir de préparer son plat au moins 2 heures à l'avance.
- Toujours porter le plat à ébullition et couvrir. Une fois l'ébullition atteinte, baisser le feu.
- L'ébullition va d'une minute pour des légumes émincés, à 5-10 minutes s'ils sont entiers, et jusqu'à 30 minutes pour certains plats (légumineuses, viandes...). Ensuite, hop, dans la MN jusqu'au repas !

Comme nous, n'hésitez pas à vous lancer !  Sans investir grand chose, déjà vous aurez testé et vu que ça fonctionne, et la MN pourra toujours vous rendre service un jour ou l'autre.

Lien direct vers le pdf
Si vous tenez à l'imprimer, une version sans les couleurs de fond est disponible ici

Ce pdf est fait pour être partagé à condition qu'au minimum sa source soit citée :
 http://marmite-norvegienne.com

Meilleurs vœux et que la MN vous accompagne tout au long de l'année !


jeudi 12 décembre 2013

Sélectionnée aux Gourmands Awards 2013



GOURMAND AWARDS 2013 – FRANCE
La marmite norvégienne – Mireille Saimpaul – Moi-même Éditeur
Le jury français des Gourmand Awards, présidé par Edouard Cointreau, tient à féliciter les éditeurs, les chefs, les auteurs, les photographes, les historiens, les graphistes, les vignerons et tous les acteurs du secteur.
Les ouvrages primés intègrent désormais la compétition internationale, dont les prix seront remis les 21 et 22 mai 2014, à Pékin.


samedi 19 octobre 2013

Liens (suite)

A l'occasion de la parution de ma fiche "marmite norvégienne" sur le site onpeutlefaire.com,
j'en profite pour rafraîchir et faire remonter aussi mes propres liens :
- Ressources internet en français sur la marmite norvégienne
- Une petite sélection de blogs en français...
- Ressources internet en français (suite)

à suivre et à bientôt !
Edit 05/2014 : voir aussi
 la page facebook de la Marmite Norvégienne et le "scoop it" sur la Marmite Norvégienne qui sont régulièrement mis à jour

lundi 16 septembre 2013

Marmite Norvégienne à roulettes


Rien ne fait plus plaisir à un auteur que d'avoir des retours positifs de ses lecteurs... Merci à Jean qui m'a envoyé des photos de sa superbe Marmite Norvégienne :




TROP BELLE !!

samedi 10 août 2013

Le bœuf bourguignon à la Marmite Norvégienne (à ma façon)

Récemment, la Marmite Norvégienne (MN pour abréger) a eu les honneurs d'un article dans Rue 89 : « Marmite norvégienne : cuisinez un bœuf bourguignon dans du carton ».  J'en profite pour remercier ceux qui ont voulu en savoir plus en venant sur mon blog.
 Il est hélas à craindre que la Marmite Norvégienne restera longtemps associée à la cuisson du bœuf bourguignon vue par des Amis de la Terre, une hérésie sur le plan gastronomique... 

(cliquez sur l'image pour l'agrandir) 

Tout est parti de ce tableau incomplet et incompréhensible issu d'un pdf, très bien fait par ailleurs, qui présente le principe de la Marmite Norvégienne. C'est une des premières références virtuelles à ce propos (2004), dans le cadre de l'opération «Négawatts » qui visait à réduire de 50% la consommation énergétique familiale. 
Les temps d'ébullition sont vraiment très brefs pour les légumes, mais bon, les goûts et les couleurs...
Par contre, les 5 minutes d'ébullition du bœuf bourguignon m'ont toujours choquée et, n'ayant que des bons souvenirs de longues et savoureuses cuissons au coin du feu, je m'étais dit à l'époque que ces indications venaient sans doute de quelqu'un qui n'était pas très gastronome, qui n'avait guère expérimenté par lui-même, ou qu'il s'agissait peut-être d'une coquille (?).
Ce tableau, cité systématiquement sur le net dès qu'il s'agit de Marmite Norvégienne, aura eu au moins le mérite de m'inciter à expérimenter des recettes par moi-même. Quand je fais du bœuf en daube, je compte 30 minutes d'ébullition (recette dans mon livre page 39 du document en ligne), mais je n'avais jamais encore cuisiné moi-même de vrai bœuf bourguignon.

Et voilà que dans cet article de Rue89 il était à nouveau question de ce bœuf bourguignon aux 5 minutes d'ébullition !
« Par exemple, un dimanche après-midi, vous voulez concocter un bœuf bourguignon ; vous le faites bouillir cinq minutes sur le feu puis vous placez la casserole dans la marmite norvégienne pendant environ deux heures trente, soit une demi-heure de plus que la cuisson classique. Avec une économie d’énergie de 75% [PDF], selon l’association Les Amis de la Terre ! »
Avant que je ne me décide à tester pour en avoir le cœur net (peur de gâcher la marchandise), des amies l'ont fait pour moi et m'ont confirmé que non, bien sûr 5 minutes ça ne suffit pas ! Évidemment, c'est « mangeable » mais quel dommage et quelle mauvaise image pour ceux qui ne connaissent pas encore la Marmite Norvégienne... Pour quelqu'un qui apprécie la bonne chère, en 5 minutes, la viande ne peut pas être assez cuite, le goût de la sauce va rester très proche du vin. L'alcool n'aura pas le temps de bien s'évaporer et les arômes resteront en plan. La viande, qui a toutes les chances d'être mal cuite, n'est pas imprégnée comme elle gagnerait à l'être avec davantage de cuisson.
OK, on aura peut-être réussi le challenge de cuire quelque chose qui nécessite 3 heures de mijotage en 5 minutes, on aura épargné de l'énergie mais il n'y a vraiment pas de quoi se vanter sur le plan culinaire !!

Dans son livre « 15 bricolages écologiques et malins » (Terre vivante, 2012), Roland Dutrey propose lui aussi une version du bœuf bourguignon  qui consiste à faire roussir la viande dans un peu d'huile d'olive, puis à ajouter les oignons émincés et les carottes coupées en rondelles de 1 cm. Après avoir saupoudré le tout de farine, laisser roussir un instant, puis ajouter vin, aromates et sel. Cuire 10 minutes puis placer le plat en MN. Au bout d'une heure, reporter le plat à ébullition et le remettre 1h 30 en MN. Pour plus de saveur encore, on peut reporter encore le plat à ébullition une troisième fois et le laisser mijoter dans la MN une ou deux heures...
Hélas, après avoir testé, la déception gustative est encore au rendez-vous : le fait de reporter le plat 2 ou 3 fois à ébullition apporte un plus mais ne compense pas le temps trop bref de cuisson préalable. C'est mangeable, on n'a rien gaspillé, mais surtout quand on y a mis de bons ingrédients, on se dit qu'ils méritent quand même mieux que ça... Ce qui est particulièrement intéressant dans cette recette, c'est le fait de sortir le plat de la MN au bout d'un certain temps et de le reporter brièvement à ébullition. Ça m'a ouvert des perspectives que je n'avais pas trouvées dans mes recherches sur l'histoire de la MN.

Retour dans le passé et à des temps d'ébullition plus réalistes avec ce cher Paul Delay et ses « 222 recettes de plats à préparer avec la marmite norvégienne » (P. Lethielleux, 1917)...
« Bœuf bourguignon :

Cuisson sur le feu après ébullition : 35 min. ; dans la MN : 6h
Mettez dans la casserole 30g de beurre ou de végétaline, faites fondre. Mettez le bœuf coupé en morceaux (culotte, paleron ou gîte), faites bien revenir. Enlevez le bœuf, mettez dans la casserole une cuillerée à soupe de farine en tournant. Quand la farine est délayée et roussie, versez un verre ou mieux un verre et demi de vin rouge, puis un quart de litre de bouillon ou, à défaut, un demi-verre d'eau. Assaisonnez avec une gousse d'ail, quatre oignons moyens, thym, laurier, persil, salez poivrez. Sitôt l'ébullition commencée, remettez le bœuf dans la casserole et faites cuire 35 min. (puis 6 h en MN). »
Voilà qui allait tout à fait dans mes temps d'ébullition préalable !
Alors, pour les gourmets qui voudraient tester et apprécier le bœuf bourguignon à la Marmite Norvégienne, et pour ne pas rester sur la désagréable impression des indications farfelues de l'article de Rue 89, voici donc ma recette...

Je me suis inspirée d'un livre que je consulte souvent, « Chocolat & zucchini » de Clotilde Dusoulier (Marabout, 2008). Sa recette du bœuf bourguignon est page 163. Je l'ai adaptée pour 4 personnes, avec les ingrédients bio dont je disposais.
D'abord, la veille au soir j'ai fait mariner la viande (1 kg de bourguignon) dans un grand saladier avec : 
1 oignon émincé, 4 carottes coupées en rondelles de 5 mm environ, 2 ou 3 gousses d'ail hachées, 3 feuilles de laurier, une bonne cuillère à soupe de thym séché, un petit piment coupé fin, un trait d'huile d'olive et du sel. J'ai mélangé et versé du vin rouge (Mas de Valériole, Terre de Camargue, un excellent vin de pays bio) sur le tout (que la viande soit à l'aise, pas noyée). Le saladier recouvert d'un linge a passé la nuit au réfrigérateur.
Le lendemain, j'ai posé une grande passoire sur un saladier pour y recueillir la marinade. Ensuite j'ai séparé viande et légumes. J'ai découpé en dés 2 tranches de poitrine fumée (env.120g).
À 8h30 (pour une fois, j'ai essayé de ne pas perdre de vue la pendule !), j'ai fait chauffer la cocotte attitrée de ma MN , puis j'ai mis les lardons à fondre à feu pas trop vif, moins de 5 minutes. Je les ai retirés et mis de côté. Dans le peu de gras qu'ils ont laissé, j'ai fait revenir les légumes, 5 minutes tout au plus, en remuant souvent et hop, pareil, à réserver.
À 8h 40, au tour de la viande d'être saisie, toujours à feu pas top vif. J'ai procédé en 2 fois, pour que tous les morceaux y passent (5 minutes à chaque fois). Ensuite, j'ai remis toute la viande dans la cocotte et saupoudré de 2 bonnes cuillerées à soupe de farine. J'ai bien suivi les conseils de Clotilde et remué jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de traces blanches (2 minutes environ). J'ai remis les légumes, versé la marinade et porté le tout à ébullition. 


Chez Clotilde c'est parti pour 3 heures de mijotage sur le feu : c'est là que nos chemins se séparent et que la MN intervient :
De 9h à 9h 30, j'ai maintenu l'ébullition à feu doux, à couvert. Ensuite, j'ai placé la cocotte dans la Marmite Norvégienne. Au bout d'une heure, j'ai reporté le plat à ébullition et, dernier emprunt à la recette, j'ai incorporé les lardons ainsi que 4 carreaux de chocolat noir (20g, à 85%). J'ai maintenu l'ébullition 5 minutes, puis la cocotte est retournée en MN jusqu'à 11h45 où, pendant que je faisais cuire les pâtes qui accompagnaient le plat, j'ai laissé mijoter doucement, histoire de faire un peu réduire la sauce (une dizaine de minutes).
 


Verdict : c'était excellent ! Tout le monde a apprécié et a loué les mérites de la MN (par expérience, je ne dis rien sur le procédé de cuisson, j'attends les compliments  avant ;-))

Donc si l'on compte le temps passé sur le gaz : cela fait 1 h 30 maxi en tout. On est bien dans les 50% d'économies des Négawatts et au moins on est sûr que le plat sera apprécié ! Après, toutes les expériences sont possibles (mes dernières dix minutes sur le feu peuvent être zappées par exemple), mais j'estime qu'avant de se lancer dans des temps de cuisson extrêmement courts, il vaut mieux se contenter de les réduire déjà de moitié, surtout si l'on n'a pas l'habitude de se servir de la Marmite Norvégienne et qu'on a des invités gourmets... Bonnes expériences et bon appétit !

mardi 9 juillet 2013

Compte-rendu d'un atelier autour de la Marmite Norvégienne



Pour enrichir la base de données "ressources MN pour ateliers", Michel a eu la gentillesse de m'envoyer le compte-rendu d'un stage qu'il a animé récemment dans le Maine-et-Loire. 

Le stage s'intitulait "Cuisson écologique et fabrication d'une marmite norvégienne". Le matin, j'ai commencé par présenter les différents outils de cuisson écologique : marmite norvégienne, cuiseur à bois économe, four solaire et séchoir solaire.
Malheureusement, nous n'avons pas pu utiliser les outils de cuisson solaire, car le soleil était très timide ce jour là !
Vers 12h00, nous avons mis en fonctionnement le cuiseur à bois économe pour faire monter à ébullition l'eau des lentilles ( en 15 min ) puis laissé les lentilles a ébullition 7 min.
Ensuite nous avons mis la cocotte en fonte dans la marmite norvégienne.
Avant les lentilles nous avions fait revenir à l'huile d'olive des oignons que nous avons réservés. Pendant que les lentilles cuisaient dans la marmite norvégienne nous avons fait cuire des saucisses sur le cuiseur à bois économe.
Avant la fin de cuisson des saucisses, j'ai vidé l'eau des lentilles, puis rajouté les oignons et de la purée de tomates. Ensuite j'ai remis le tout dans la marmite norvégienne en attendant de manger l'entrée.
Chaque participant ( 10 personnes ) du stage avait emporté une entrée et un dessert à partager. Le plat de lentilles, oignons, tomates fut très apprécié des stagiaires !
L'après-midi chacun s'est mis à monter sa marmite norvégienne. J'avais préparé des kits dont l'extérieur est en OSB écologique, l'isolant est en liège et le réflecteur en plaque offset d'imprimerie. Aucune colle, seulement des vis pour la boite et du pliage pour les plaques en alu.
Ce fut une journée conviviale, très enrichissante ou chacun a partagé son savoir en matière de gastronomie. Apparemment, tous les participants furent satisfaits du stage et sont repartis en promettant de partager les recettes qu'ils vont élaborer avec leur marmite norvégienne. Pour ma part, je pense avoir transmis une de mes passions qui est d'expérimenter la cuisson écologique et montré que cela peut se faire dans la simplicité et la convivialité. Je vous joint quelques photos d'une marmite norvégienne que nous avons construit lors du stage :




Merci pour le partage Michel, elles sont trop belles ces marmites !! 

samedi 1 juin 2013

Marmite d'époque...

Merci à ma chère C. (voir aussi ici ) qui m'a envoyé des photos de sa dernière trouvaille, une authentique MN d'époque (autour de la seconde guerre mondiale ? Il ne s'en est plus trop fabriqué après de ce genre...), en parfait état, chinée pour un prix très raisonnable dans un Emmaüs :


Trop belle !

mercredi 20 mars 2013

Enfin un livre sur la Marmite Norvégienne

  Enfin paru !!


Et voilà !  Après nous être libérées de "notre" éditeur qui  rechignait tant à nous publier, n'ayant pas envie de recommencer la triste expérience des refus auprès d'autres maisons d'édition (eh non la Marmite Norvégienne n'est pas -encore ?- un sujet vendeur), Kay Wernet et moi avons décidé de l'éditer... nous-mêmes ! C'est toujours le texte d'origine, mais nous en avons profité pour peaufiner les illustrations et aérer la mise en page, avec les moyens du bord, nous ne sommes pas des pros.

Pour que la Marmite Norvégienne puisse enfin être mieux connue du grand public, nous vous offrons un très large extrait de l'ouvrage en lecture seule : 
Cliquez sur ce lien
( http://issuu.com/cerise13/docs/marmite_norvegienne : Si rien ne se passe actualisez la page : appuyez sur la touche F5 ou clic droit "actualiser")

La mise en page et les images de l'extrait en ligne sont légèrement différentes de l'édition complète en pdf ou sur papier
Si vous souhaitez vous procurer l'édition complète :  
- le pdf complet (nous ne maîtrisons pas la technique pour proposer un e-book) coûte 5 euros. 

- 2 formules "papier" : un livret de 72 pages avec illustrations en couleurs : 15 euros (frais de port en sus).
 un livret de 72 pages avec illustrations en noir et blanc : 7,90 euros (frais de port en sus).


Tout  est expliqué sur cette page
  Bonne lecture, nous attendons vos réactions avec impatience !



 

vendredi 15 mars 2013

Panier-thermos

Décidément, on n'en finit pas de re-découvrir la Marmite Norvégienne...
Dommage que son existence ne soit pas mentionnée dans cet article sympathique et très intéressant par ailleurs :
"Le panier-thermos, le tupperware écolo made in Africa"
CITATION :
[ Adèle et Karine ont entamé un voyage autour du monde pour étudier la vision du monde des journalistes et des entrepreneurs sociaux, le Sparktour. Au Sénégal, elles sont tombées sur une initiative pour laquelle elles ont craqué, le panier Thermos. Découverte.
Après 3 semaines dans le bruit, la pollution et le rythme effréné de Dakar, c’est à bord d’un taxi brousse chauffard et suicidaire (autrement dit tout à fait normal) que nous remontons la côté sénégalaise pour goûter avec plaisir au calme désuet de l’ancienne capitale coloniale, Saint-Louis.
Si elle a perdu de son prestige au profit de Dakar, la petite île de Saint-Louis a encore des ressources à révéler et à exprimer grâce au dynamisme de certaines de ses habitants. Dynamisme culturel à travers ses galeries, festivals et formations artistiques, mais aussi un véritable dynamisme entrepreneurial.
Tête chercheuse
C’est l’une des principales actrices de ce dynamisme que nous avons eu la chance de rencontrer : Abibatou Banda Fall. Elle revient de plus de cinq heures de route, il est huit heures du soir, elle a travaillé toute la journée, mais sa voix est assurée, les termes précis et scientifiques, et elle nous impressionne par son énergie et sa passion.
Cette jeune saint-louisienne est présidente de l’Association pour la Recherche-Action Développement et Environnement au Sahel (ARADES), et travaille depuis 2006 en parallèle de ses études pour regrouper et organiser les femmes de la région en associations de travailleuses.
C’est au cours de ses recherches terrain pour sa thèse en biomasse énergie et stratégie de développement local au Sahel (oui oui) qu’elle découvre le produit Panier Thermos au Burkina Faso.
Le panier thermos, c’est l’alliance technologique dont devaient rêver les ménagères des années 50, la combinaison géniale entre un Tupperware et une cocotte minute. Car le panier thermos ne se contente pas de conserver les aliments, au frais ou au chaud, il peut aussi les cuire (à l’étouffée).
Un produit local, écolo et qui génère de l’emploi
Le produit est entièrement réalisé à partir de matériaux locaux, très peu transformés ou valorisés : paniers de rônier classiques, simple coton et Kaapok, un isolant naturel mais encore inexploité au Sénégal, ce qui ouvre un marché potentiel énorme.
Mais l’impact est avant tout pour les femmes : le panier thermos permet à ces femmes africaines de réaliser de grandes économies de temps et d’énergie. Le plat est tout d’abord cuit de manière traditionnelle pendant un tiers du temps habituel avant d’être mis dans le panier thermos pour terminer la cuisson. Ainsi la femme peut vaquer à ses occupations sans avoir à se préoccuper du feu ou encore réaliser deux plats en même temps. Le panier ne dégage pas d’odeurs, permet une réduction des émissions de gaz à effet de serre, et marche aussi bien pour conserver les plats chauds pour le lendemain, garder une eau chaude pour se laver le matin, conserver un poisson au frais pour éviter qu’il ne se gâte…
Grâce à ce très beau projet, Abibatou Banda Fall a pu décrocher une bourse et une formation du Centre de Recherche Ouest Africain (WARC) financée par l’Ambassade des Etats-Unis.
Le produit est actuellement en phase de test avec plus de 6 associations de femmes avant de pouvoir commercialiser un produit qui soit optimal avec une vraie diversité d’utilisation. Avec Panier Thermos, Abibatou Banda Fall est en train de développer un fort entrepreneuriat féminin dans la région de Saint-Louis. Les femmes sont formées, elles participent à la création d’un marché sur place et s’organisent pour à terme pouvoir ouvrir des boutiques.
Et le résultat est plus que satisfaisant : grâce à ARADES, ses femmes étaient depuis des années sensibilisées au développement de projets à portée sociétale, elles n’avaient besoin que d’une formation et ce sont maintenant de redoutables commerciales qui s’occupent elles-mêmes de diffuser les informations sur leur produit.
On sait pas pour vous, mais nous on est même prêtes à se faire un revival soirée Tupperware après ça ! ]
Je n'ai pas bien compris la référence au célèbre "Tup", ça garde la chaleur maintenant ? On n'arrête pas le progrès...En tous cas, ce qui est génial c'est que les narratrices aient pu constater sur place que, peu importe son nom, la Marmite Norvégienne (je préfère à panier-thermos car thermos est une marque déposée mais c'est peut-être plus "parlant" aux jeunes générations que Marmite Norvégienne) continue son œuvre d'économie de combustible ou d'énergie, et que grâce à elle des femmes ne sont plus esclaves des fourneaux et peuvent vaquer à d'autres occupations pendant que le plat mijote tranquillement.

En savoir plus et explications pour se fabriquer un "panier-thermos" par l'association solasol : http://www.solasol.org/Files/projet_panier_thermos.pdf

dimanche 3 mars 2013

Marmite en céramique


Couvercles adaptés en céramique en vue d'un usage pour la Marmite Norvégienne...

Citation extraite de cette page :
Les poteries et les potiers de Vallauris
1501 _ 1945
Doctorat en histoire des techniques de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Jean Ferdinand PETRUCCI, 1999. Un travail remarquable qui mérite une longue et attentive visite.

Pendant le dernière guerre le manque de combustible, charbon et même bois de chauffe, se fait cruellement sentir.
Le charbon est utilisé pour alimenter les trains et l'industrie de guerre. Le bois manque faute de moyen pour l'acheminer vers les villes.
A Vallauris on fabrique une marmite qui permet d'économiser le combustible. Son corps est celui de la marmite haute*, seule la forme du couvercle change. Son bouton est encastré dans un trou au sommet du couvercle, il ne déborde plus.

La marmite est enchâssée dans une sorte de boite fabriquée avec des copeaux de liège moulés. Pour la solidité la boite est habillée de forte toile.


Marmite Norvégienne.
Dans les parois de la boite des emplacements sont prévus pour l'encastrement des anses de la marmite qui ne changent pas de forme.
Le couvercle de liège est moulé de façon qu'il puisse épouser au mieux la forme du couvercle de la marmite.
L'utilisation de ce système est très simple : il suffit d'amener le contenu de la marmite à ébullition et de l'enfermer dans la boite de liège. Le contenu continue à cuire sans qu'il soit nécessaire, à partir de ce moment d'utiliser du combustible.
Un autre avantage de ce procédé est que quelques heures après le plat est encore chaud.
L'économie de combustible réalisée par ce système est très conséquente et ce genre d'objet se vend pendant toute la guerre et même quelque temps après.
Actuellement il est très difficile de trouver ce genre d'ustensile tous, ou presque, ont disparu.

* décrite sur cette page

  Très intéressant !! Évidemment ici, on reste un peu sur sa faim, mais c'est fascinant d'apprendre que des potiers aient pu fabriquer des couvercles spécialement adaptés pour la Marmite Norvégienne. Dommage qu'il n'y ait pas plus de détails... Déjà, ils avaient compris que l'essentiel de la réussite de la M.N est dans le couvercle : il doit bien fermer, évitant ainsi débordements et surtout perte de chaleur.
Cela mérite une enquête approfondie, peut-être qu'il reste encore quelques exemplaires de ces couvercles ou des traces écrites les concernant ?
A suivre...

dimanche 3 février 2013

Fin du projet d'édition chez Utovie




Voilà plusieurs mois que les visiteurs de ce blog pouvaient voir sur la droite une annonce pour un futur livre aux éditions Utovie. C'est avec la tristesse que vous pouvez imaginer que je viens d'apprendre que cela ne se fera pas.
Le contrat était pourtant signé depuis près d'un an et le manuscrit attendait sagement qu'on s'en occupe depuis février 2012. L'essentiel de mes recherches et le travail d'écriture dataient donc d'il y a 2 ans environ. Le manuscrit a été proposé aux éditeurs de la mouvance écolo-bio, voire même au delà. Tous l'ont systématiquement refusé sauf Utovie, pour lequel j'ai dû l'adapter à leur sympathique collection "la petite encyclopédie" (des jolis ouvrages sur les alternatives écolos à un prix très abordable, 6 euros).
Kay Wernert a fait les illustrations et ensemble nous avons attendu que l'éditeur se décide à publier. Sauf que les échéances étaient toujours repoussées. Un an ça passe vite et c'est justement le délai que l'éditeur se donne dans le contrat pour publier le manuscrit à partir du moment où il l'a reçu...
Le livre devait paraître à la rentrée puis plus rien. En décembre, j'ai eu de gros doutes, on devait nous contacter fin janvier, le livre paraîtrait fin février mais tout d'un coup plus dans la même collection !
Ne voyant rien venir, j'ai fini par demander si oui ou non ils comptaient le publier et la réponse est non : il s'avère trop long (alors qu'on m'avait imposé un nombre de signes et de pages selon les exigences de cette collection), finalement la couleur des illustrations est rejetée (trop cher ?), la solution d'une nouvelle collection ne semble pas les emballer (ni moi non plus, surtout s'il faut attendre encore jusqu'à la Saint Glin-Glin). On me renvoie à la case départ.
J'ai donc récupéré mes droits, au moins ça de gagné. Je pense pouvoir vous annoncer une surprise pour bientôt. Ma marmite n'a pas dit son dernier mot ! A suivre et merci de votre compréhension.

lundi 28 janvier 2013

Marmite dans un seau

Voici  la Marmite Norvégienne de A. qui apporte également ses précieuses contributions"MNesques" ici et . Un grand merci à elle !











A : C'est la MN que j'utilise tout le temps (3 à 4X/semaine). J'ai récupéré un grand seau (30 ou 40L?) comme il faut à chaque fois remettre les essuies, j'ai toujours une MN adaptée pile-poil à la taille de la casserole, de 1.5L à 10L. les coussins, je les ai cousus à la taille du seau, en synthétique, c'est pourquoi j'utilise systématiquement un dessous de plat (bois, liège ou paille, il doit être isolant aussi), j'ai peur de faire fondre le coussin. Le rembourrage des coussin est en chutes de textile. L'inconvénient, c'est qu'après chaque utilisation j'ai 3 ou 4 essuies de bain qui aèrent sur les fauteuils du salon, et de temps en temps ils passent dans la machine à laver. Vous avez la permission de publier ces photos.

dimanche 27 janvier 2013

Echanges d'astuces entre adeptes de la marmite norvégienne



Voici, avec leur aimable autorisation, quelques échanges avec deux amies virtuelles qui vous éclaireront sur les usages et astuces liés à la Marmite Norvégienne... (je réponds en italiques)

A : Personnellement, j’utilise la cuisson en MN depuis 3-4 ans, 2 à 3 fois par semaine.
Même rythme à peu près pour moi, je n'ai pas toujours le réflexe MN quelque temps à l'avance, certains plats ne s'y prêtent pas (au four ou très rapides sur le feu) et puis il y a des repas tout crus, et en hiver il y a aussi la concurrence du poêle à bois sur lequel on peut faire mijoter sans culpabiliser et l'été le four solaire prend le relais...

A : J’y fais des yaourts, des cuissons à l’eau (pdt), du riz, des œufs durs, des légumes bouillis, des soupes.
Ma MN est super isolée et moulée à la forme de la casserole. Mes plats tiennent au chaud au moins 6 heures (je dois les prendre avec des gants).
J'ai utilisé parfois un thermomètre qui mesure la température dans le récipient (une vieille cocotte-minute), placé dans la MN. (sonde qui passe juste par le trou de la vapeur) Chez moi c'est 97°C pour l'ébullition. Après 3-4 heures la température tombe à 70°C. Impecc' pour le repas !

A : Le meilleur accessoire de la MN, c’est la minuterie.
Je cuisine à l’électricité, et à cause de l’inertie thermique j’avais parfois des plats débordants.
Puisque globalement je cuis souvent les mêmes plats, j’ai noté de quelle quantité a besoin quelle casserole, quelle puissance, combien de temps, et j’ai un petit tableau récapitulatif à la cuisine.
Je me permets même le luxe de quitter la cuisine avec des plats sur le feu… avec la minuterie en poche.
 Merci A. pour ces détails, ça peut être utile à ceux qui n'ont pas d'autre alternative que l'électricité. Je cuisine au gaz et quand j'ai affaire à une cuisinière électrique ou autre je suis perdue.

A : J’ai donné ma cocotte minute, parce qu’elle ne rentre pas dans ma MN, elle est restée inutilisée pendant 2 ans.
Moi je l'ai gardée en tant que récipient qui ferme super bien. Je ne m'en servais pas en tant que cocotte-minute, le joint est foireux mais ça ferme efficacement.

A : L’avantage d’une cuisson en MN sur la cocote-minute, c’est :
Pas de joints à remplacer
Vaisselle plus facile car rien n’attache
Pas de plat trop cuits
Pas de bruit… (la cocotte siffle, et comme elle produit de la vapeur la hotte fonctionne. Avec la MN, c’est le calme absolu)
Oh la la mais tu as une hotte "intelligente" !  En tous cas, la hotte consomme de l'électricité, avec la MN elle est au chômage technique.

A : Possibilité de cuire une plus grande quantité en une seule fois (un chou, il me fallait le cuire en 2 ou 3 fois dans la cocotte. Avec ma grande casserole dans la MN, je peux faire le tout en une fois)
= moins de temps passé en cuisine.
Quand j’ai des légumes qui flottent (maïs, haricots princesses, chou), je pose une assiette au-dessus du tout, et mets de l’eau jusque au-dessus de l’assiette.
Bon à savoir ! En effet, moi ça ne me dérange pas mais selon les plats et les goûts ça peut être embêtant car les légumes qui surnagent peuvent être moins cuits que les autres dessous.

C : Pour ce qui est du "poids" pour maintenir les aliments dans l'eau, chez moi, c'est le panier vapeur de la cocotte minute (et pas une assiette), qui est du même diamètre que la cocotte en fonte. Et comme le panier en inox est léger, il est "lesté" avec un truc en verre : je sais pas comment ça s'appelle, une sorte de disque en verre que l'on doit mettre au fond du lait que l'on fait bouillir pour ne pas que ça déborde. Truc récupéré chez ma grand mère y'a des années, qui a trouvé une vraie utilité avec la MN!!!
Un anti monte lait. Bonne idée !

C : Si tu fais vraiment un bouillon avec des légumes - donc beaucoup d'eau - les légumes qui ont tendance à flotter seront moins cuits en surface : on ne mélange pas, ça ne bout pas donc ce n'est pas "agité" par les remous... En plaquant tout dans le fond avec un poids, la cuisson est plus homogène il me semble.
Ceci dit, j'ai vraiment l'impression qu'avec une assiette, on aura moins de circulation aussi des saveurs. Donc, caricaturalement, de l'eau au dessus de l'assiette, du bouillon en dessous. D'où le panier vapeur et le poids, chez moi !

Merci, je vais tester à l'occasion mais c'est rare que je fasse du bouillon de légumes. J'ai tendance à bien remplir.

A : Ce que je ne fais pas en MN :
Faire lever du pain (parce que je ne fais pas de pain)
Cuire des pâtes 
Idem, ça ne vaut pas la peine, pour des pâtes blanches, il suffit d'attendre la reprise de l'ébullition, de mettre un couvercle et de couper le feu. 5 minutes après c'est cuit.

C : Deux mini-variantes:
Pour les yaourts et le pain, je mets dans la MN une bouillotte métallique pleine d'eau chaude (en galvanisé je pense, bouchon en cuivre, en forme de gros galet... le truc classique qu'on trouve en brocante, ou chez Emmaus bien sûr)

Quand je fais des yaourts, en fait c'est plutôt un gros yaourt dans un grand bocal, je le planifie de façon à profiter de la place toute chaude du plat du repas du soir et le lendemain c'est prêt.
A : Cuire des chicons (ça y est, on a deviné que je suis belge), ils restent croquants, et croquant c’est pas bon.
;-)
A :  Jusqu’à maintenant, le riz que je cuis n’est pas au point. Je persévère.
Je me demande si ça ne vient pas des qualités de riz. Je ne fais quasi jamais de riz complet, c'est toujours trop cuit ou pas assez et le goût ne m'enchante pas. Par contre, pour le riz blanc ou 1/2 complet je maintiens l'ébullition 5 minutes, coupe le gaz et laisse 5 minutes sous le couvercle (on peut mettre un torchon sous le couvercle).
A : J’ai essayé les laits végétaux, mais le goût ne me plait pas.
J’utilise parfois la MN pour transporter des plats chaud, pas en pique-nique, mais si on va manger en famille par ex.
C'est un de ses usages commerciaux : pour les avions, l'armée... Cela peut rendre service en pique-nique si l'on tient à manger chaud, mais attention au poids, ça fait lourd à transporter s'il faut marcher...
A suivre et au plaisir de vous lire et d'échanger !

samedi 26 janvier 2013

Patron d'une "wonderbox"

J'avais déjà évoqué la "wonderbox"  ici
et comme prévu je ne me suis pas lancée dans la couture... Mais, magie du net, quelque part dans les brumes virtuelles mon appel a été entendu !! Merci chère A. qui m'a envoyé le patron en cm. Je le publie avec son autorisation   :

Pour voir l'image en taille réelle : cliquez sur l'image ou bien  ici 

A. l'a cousu (super-facile dit-elle) mais ne l'a pas encore rempli ni utilisé ni photographié.
Il suffit d'avoir 170cm de tissus en 140 de large pour 1 MN.
Au final c'est pour obtenir le modèle comme sur  cet article 

   
(Source des images : http://www.iwillprepare.com/index_files/WonderBox.pdf )

A. pense remplir cette MN avec un reste d'isolant dont elle dispose : des granulés de liège en vrac.
Apparemment il faut 60 à 65L pour remplir cette MN, mais ne l'ayant pas encore fait elle n'est pas sûre.
Chère A. merci encore, nous attendons la suite de tes expérimentations avec impatience !

édit : voir aussi cette vidéo
+ des recettes spéciales "wonder bag" ici (en anglais)

vendredi 25 janvier 2013

En 1943...



( Cliquez sur les images pour les agrandir )

 



Un extrait de " La femme au foyer"
auteur : Mme FOULON LEFRANC
Les éditions de l'Ecole
Parution : 1943

Merci Miaou !