Qu'est-ce qu'une Marmite Norvégienne (MN) ? Voir la fiche qui explique l'essentiel ici (clic)
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- Brochure "militante" pour faire connaître la MN : ici (en construction)

En cas de pb avec le.com :
marmite-norvegienne.com =

http://www.marmite-norvegienne.blogspot.fr

lundi 26 septembre 2011

Cuisses de pintade aux légumes d'été


Un exemple de plat avec des aliments "durs à cuire" (les cuisses de volaille) : 

Pour cette recette, j'ai commencé à 8h10 par réunir les ingrédients (tout bio et plus ou moins local) : 
2 cuisses de pintade
1 gros oignon 
3 courgettes 
1 poivron rouge 
2 tomates,
un tout petit piment frais
1 verre de riz complet (du riz rouge de Camargue)

J'ai fait revenir dans un peu d'huile d'olive l'oignon haché et les cuisses de pintade, puis j'ai baissé le feu et mis le couvercle. Pendant ce temps, j'ai détaillé les légumes. J'ai ajouté les tomates, puis le riz, les courgettes et le poivron et le piment (je le laisse entier). 
Après avoir complété avec 3 verres d'eau, salé, j'ai remis le couvercle. 
Cela m'a pris 10 minutes sans se presser. 
Le plat a été porté à ébullition et a cuit 10 minutes doucement.
Ensuite, c'est là qu'il faut regarder où se trouve le niveau de liquide, il faudrait qu'il arrive presque au niveau des aliments (rajouter un peu d'eau si besoin et reporter à ébullition).

Placer aussitôt la cocotte fermée ( là c'est une cocotte minute de récup que je ne fais pas monter en pression mais à ce stade je la verrouille) dans la marmite norvégienne.




    (couvercle d'origine et poids)

A 12 h 30, le plat était encore brûlant et tout était parfaitement cuit, à part quelques grains de riz qui n'avaient pas dû baigner assez dans le liquide, mais ce petit côté croquant n'est pas déplaisant.
Ce qu'il y a de bien avec cette forme de cuisson, c'est que les légumes ne sont pas réduits en bouillie, les saveurs sont préservées, on ne consacre que peu de temps à la cuisine ( là ça n'a pris qu'une vingtaine de minutes de cuisson sur le feu au lieu d'au moins le double en version mijotage ), on peut vaquer à ses occupations et au moment du repas, le plat est prêt !

vendredi 23 septembre 2011

Soupe au pistou

Ingrédients pour une cocotte de contenance moyenne : Un bol de haricots coco frais égrenés, assez de légumes pour remplir la cocotte : courgettes, oignons, poivrons, tomates, carottes, pommes de terre moyennes, quelques haricots verts, des gousses d'ail, des pâtes... Plus du basilic, de l'ail, de l'huile d'olive et du parmesan pour le pistou.
Au moins 2 heures avant le repas prévu, mettez l'eau à bouillir, remplissez en tenant compte du futur volume des légumes. Égrenez les haricots cocos et mettez-les à cuire en premier. Coupez finement tous les légumes et versez-les dans la cocotte, veillez à ce qu'il y ait environ 3 cm de liquide au-dessus d'eux. Salez, poivrez, refermez et faites encore 10 minutes après reprise de l'ébullition.
Ôtez du feu et placez tout de suite  la cocotte fermée dans la marmite norvégienne pour 2 heures environ.
Au moment du repas, pour les pâtes, remettez la cocotte sur le feu et ajoutez une ou deux poignées de pâtes. Pendant les 5-10 minutes nécessaires à leur cuisson, préparez le pistou : pilez du basilic, de l'ail, un peu de sel  dans un mortier en ajoutant de l'huile d'olive, certains ajoutent le parmesan râpé à ce moment-là, je préfère qu'il soit à part.
 

jeudi 22 septembre 2011

Bonnet de marmite au crochet


Après celui en feutrine pour la petite cocotte, la familiale a eu droit elle aussi à son bonnet.
Avec des restes de laine, j'ai confectionné une grosse pelote constituée de trois ou quatre pelotes reliées entre elles.
Ici, pour une cocotte-minute de grande taille, à l'oreille cassée, j'ai récupéré une dizaine de pelotes pour constituer quatre pelotes de quatre à six brins de laine selon l'épaisseur des laines récupérées.

Explications : avec un crochet adapté aux laines épaisses (n° 10 ou plus selon l'épaisseur), former une chaînette* qui fasse  le tour de la cocotte. Continuer en mailles coulées* jusqu'à la hauteur nécessaire (prévoir un peu de marge).

Pour le couvercle former un cercle en augmentant les mailles au fur et à mesure en fonction de la forme.
 

Assembler l'ensemble par une solide couture, et voilà ! 


N'étant pas très douée en crochet, j'ai visé l'efficacité; le résultat est assez grossier mais le côté bariolé et rustique ne me déplaît pas ;-)
Bien fermer le couvercle et procéder avec prudence pour enfiler le bonnet. Cocotte bien assurée sur un dessous de plat ou une table en bois. Comme pour le bonnet en feutrine, c'est tiède quand on pose la main de dessus (même plus qu'avec la feutrine d'ailleurs à cause des trous sans doute), la chaleur n'est donc pas très bien conservée.
On pourrait aussi envisager de le doubler. 
C'est cependant suffisant pour cuire et garder au chaud un plat qui aura été démarré sur le feu une ou deux heures avant. 
Il faut dire que la cocotte-minute en inox est déjà championne par elle-même pour conserver la chaleur; de plus, son couvercle qui ferme bien évite les accidents de renversement. Inutile de la faire monter en pression ou alors arrêter dès que ça siffle ( la mienne, de récup', serait bien incapable de le faire).

* Pour les mailles, il y a des bonnes explications ici

dimanche 11 septembre 2011

Bonnet de cocotte


À défaut de Marmite Norvégienne proprement dite (caisse, isolation et tout...), on peut très bien se contenter d'un...bonnet ! Il en existe des tout prêts. Pour en réaliser un « sur mesure » et emmitoufler une petite cocotte en fonte qui ne sert que quand on est juste deux, je me suis inspirée de ce blog : http://chantal35.canalblog.com (merci Chantal!)

Explications de base ( il ne sera pas difficile de faire plus joli que ce que j'ai réalisé) : découpez une bande de papier qui fasse le tour de votre récipient. Pour le dessus, servez-vous du couvercle pour tracer son contour. Étalez votre tissu (polaire, feutrine... en plusieurs épaisseurs), maintenez vos patrons dessus et découpez le tissu en débordant largement des patrons, surtout pour la hauteur du tour de la cocotte. 

Avec une grosse aiguille et du fil enfilé en double, assemblez le tour de la cocotte en laissant assez de tissu à rabattre sous le dessous de plat, puis cousez le dessus.
Là, avec plusieurs épaisseurs de feutrine ( un grand tissu replié en plusieurs fois, ça a donné 8 épaisseurs si je me souviens bien), je n'ai pas cherché à réaliser quelque chose de délicat : coutures grossières mais efficaces.

Attention aux risques de brûlures en cas de manipulations maladroites ! Toujours bien fermer le couvercle avant d'enfiler le bonnet sur la cocotte posée sur un support en liège ou en bois, et procéder prudemment pour couvrir la cocotte aussitôt ôtée du feu.
L'extérieur est tiède quand on pose la main dessus (signe que la chaleur s’échappe allègrement) mais les plats démarrés sur le feu selon le principe de la Marmite Norvégienne finissent de cuire et se gardent chauds au moins une heure, qui qui est déjà pas mal pour un équipement minimal ! Si cela ne permet pas de conserver le plat chaud aussi longtemps que certaines caisses bien isolées, c'est parfait pour cuisiner une bonne heure en avance, vaquer à d'autres occupations, et trouver votre plat tout prêt pour le repas;-)

Si l'on ne se sent pas de coudre, un pull en laine fait l'affaire ( voir ) ou pourquoi pas, comme sur ce blog, une doudoune reconvertie en « Marmite » ?!


samedi 10 septembre 2011

Un essai avec un coffre façon "caisse à foin"


(d'après cet article )
Bien que sachant que cela existait et fonctionnait très bien, il m'a fallu du temps et des vacances pour passer à l'acte et m'y tenir : en été 2009, un joli coffre en bois brut a été le déclencheur !


Mettre un coussin sur le tout et bien refermer le coffre. Ouvrir quand le temps présumé de cuisson avec combustible est dépassé d'environ 30% (c'est variable selon les plats).
Bien sûr tout ceci est améliorable par une meilleure isolation, mais ça fonctionne déjà très bien pour quelques heures.

Ce coffre est resté dans une maison de famille et je le retrouve avec plaisir à chaque séjour. Dernièrement, profitant du démantèlement d'un vieux sommier, j'ai tenté la "caisse à foin" ( "haybox" est le nom usuel de la marmite norvégienne en anglais) avec le crin végétal récupéré :

 Vague isolation des parois avec les moyens du bord : cartons et journaux. 
                                          Habillage d'une nappe puis remplissage de crin végétal



                                                                 Un coussin par-dessus

                                                Couvercle fermé lesté d'un poids


Conclusion : efficace mais pas tant que ça. Le plat était encore chaud au bout de près de 3 heures mais ça ne serait pas allé bien au-delà. Il a fallu refaire bouillir. A re-tester avec une meilleure isolation sur les parois...



jeudi 8 septembre 2011

La Marmite Norvégienne...


J'en ai parlé à plusieurs reprises sur mon blog simplicite-culinaire.com ou dans mon livre « Cuisiner en toute simplicité » ( éditions Dangles, 2011), mais  elle méritait bien un blog à elle seule, alors le voici !!

Rappel du principe de la Marmite Norvégienne :
Porter un plat à ébullition dans une cocotte en fonte ou en inox épais, qui ferme bien, remplie presque à ras bord.  Cuire au moins 5 minutes à feu doux – jusqu'à 15 minutes s'il y a de la viande ou des aliments habituellement longs à cuire (temps variable donc). Placer aussitôt cette cocotte fermée dans une caisse (carton, panier ou coffre etc.), ne pas la poser directement sur le fond mais sur dessous de plat ou autre; l’emmitoufler chaudement par exemple avec des tissus ou des pans d’une couverture qui seront lavés régulièrement.
Refermer soigneusement la caisse ou le carton. Poser éventuellement un poids dessus. Ouvrir la Marmite Norvégienne quand le temps de cuisson préconisé avec combustible est au moins doublé : il y a toutes les chances que ça soit cuit !

Les liens sont nombreux sur le net, j'y reviendrais, à suivre ...