Qu'est-ce qu'une Marmite Norvégienne (MN) ? Voir la fiche qui explique l'essentiel ici (clic)
Nouveau : Recettes et astuces des ami(e)s du blog : livret téléchargeable ici
- Brochure "militante" pour faire connaître la MN : ici (en construction)

jeudi 29 décembre 2011

Wonder box...


   


source des images : http://www.iwillprepare.com/index_files/WonderBox.pdf

La « wonder box » est  prévue pour garder une marmite au chaud, dans une sorte de nid douillet constitué d'un coussin creux où va se nicher le récipient et d'un autre en guise de couvercle. On trouve les explications et les patrons en anglais sur internet. (voir plus bas)
Les éléments, une fois assemblés, sont « traditionnellement » garnis de billes de polystyrène... Apparemment, cela ne pose pas de problème de dégagement d'odeurs avec la chaleur  mais on peut très bien concevoir un garnissage avec de la laine, de l'isolant en chanvre, des plumes, de la sciure, des boulettes de papier... Prévoir une fermeture éclair pour pouvoir vider et récupérer l'isolant lors du lavage de l'enveloppe. Ces « boîtes étonnantes » se logent volontiers dans un carton ou une grande corbeille, cela augmente leur efficacité et prévient les accidents. En effet, les visiteurs non avertis pourraient les confondre avec un pouf ou un gros coussin !
Vous aurez compris que je ne fais que "partager" sans avoir traduit, ni converti en cm les patrons et encore moins enfilé la moindre aiguille... Je vais essayer de tenter l'aventure/couture mais je ne garantis rien. Toute aide est bienvenue, merci d'avance.


Le pdf officiel (?) est ici 
il y a aussi un lien 
On en parle -en anglais- sur ces blogs
http://thermalcooker.wordpress.com
( une mine ce blog pour tout ce qui concerne la "cuisson sans feu")
Des pas-à-pas et compléments d'information sur ces blogs :
http://foodstorageandsurvival.com
http://preparednotscared.blogspot.com
http://preparednessadvice.com


Edit du 26/01/13 : mon appel a été entendu ! Voici le patron en français ici


jeudi 10 novembre 2011

Marmite-bidon

Pratique quand la Marmite Norvégienne attitrée est déjà occupée, ou quand on a besoin d'une plus grande cocotte...
 Dans un bidon en fer 
(ici, un emballage d'aspirateur récupéré), mettre une couverture, 
former une sorte de nid destiné à accueillir la cocotte.
Mettre un dessous de plat au fond.



Recouvrir d'un coussin ou d'un duvet


avant de refermer !

samedi 29 octobre 2011

En 1941...

Une caisse norvégienne auto-construite (Le chasseur Français, octobre 1941)
source



N°602 OCTOBRE 1941 


Pour économiser le combustible

À l’heure où la pénurie de charbon se fait cruellement sentir, où le gaz et l’électricité sont parcimonieusement distribués, chaque ménagère a le devoir de restreindre sa consommation de combustible. Le meilleur procédé pour y parvenir est d’utiliser une caisse « norvégienne », grâce à laquelle on arrive à réaliser une économie de combustible pouvant atteindre 70 p. 100 !
Tout le monde sait en quoi consiste cet appareil, qui se compose essentiellement d’une caisse doublée intérieurement d’une épaisse couche de matière isolante, avec un emplacement réservé au centre pour l’ustensile servant à la cuisson des aliments. Grâce à cette couche isolante, ce récipient conserve longtemps la chaleur qu’il a reçue sur le feu, et la cuisson des aliments continue de s’effectuer sans feu à l’intérieur de la caisse norvégienne.
Comment établir notre appareil ? Il convient de choisir d’abord l’ustensile qui sera utilisé en permanence pour la cuisson des aliments; une marmite ou un fait-tout de préférence ou tout autre récipient de forme analogue, sans queue, et muni de poignées n’offrant pas une trop grande saillie. Le meilleur, dans le genre, est la marmite à deux compartiments, ou marmite pour la cuisson à la vapeur des légumes, qui permet, tout en préparant la soupe dans le fond, de cuire en même temps dans le compartiment supérieur les légumes d’un ou de plusieurs repas. Il importe d’utiliser toujours le même ustensile, car son logement à l’intérieur de la caisse doit l’emboîter aussi exactement que possible.
La caisse de bois doit avoir 20 centimètres de plus en tous sens que l’ustensile choisi, de façon à ménager un intervalle de 10 centimètres (fig. 1), qui sera garni de la matière isolante. Celle-ci sera constituée, suivant les possibilités, de chiffons de laine, de plumes, de papier tassé ; mais notre préférence va à la sciure de bois sèche.
Nous ne dirons rien de la construction de la caisse, ni de son aspect extérieur : si le bois s’y prête, elle sera rabotée et peinte ou ripolinée ; sinon, les planches seront recouvertes d’un papier peint masquant les défectuosités, voire d’un calicot, ou d’une simple serpillière bien tendue, que l’on pourra peindre.
Il nous faut une caissette intérieure, destinée à maintenir constamment en forme le logement de notre fait-tout ou marmite ; nous choisirons pour cela un carton assez fort (celui des cartons à chapeaux ou à habits convient parfaitement). Nous le plaçons à plat et taillons un cercle à oreilles, légèrement plus grand que le fond et les anses du fait-tout ; puis, une bande de la hauteur totale de ce fait-tout, le couvercle et sa poignée compris et de longueur suffisante pour entourer complètement cet ustensile. Assemblons fond et côté de notre caissette de carton (coudre au fil de laine pour éviter les déchirures) et assurons-nous que notre fait-tout y entre aisément.
Effectuons alors la mise en place : au fond de la caisse de bois tassons une couche de sciure de 10 centimètres, posons dessus notre caissette de carton, les oreilles en diagonale (fig. 2). Tout autour, continuons à tasser la sciure jusqu’en haut, soigneusement, et sans excès, afin de ne pas faire gondoler le carton (on a intérêt à placer le fait-tout à l’intérieur pendant cette opération). Fermer l’intervalle occupé par la sciure à l’aide d’une toile cousue d’une part au bord du carton et clouée de l’autre aux parois de la caisse.
Il ne reste plus maintenant qu’à confectionner un coussin carré qui constituera la couche isolante supérieure : coussin bourré de plumes, de chiffons, voire de sciure. Notre caisse norvégienne est prête a être mise en service.
Pour l’usage, commencer la cuisson des aliments de la façon habituelle, puis, au bout d’un certain temps d’ébullition (voir tableau ci-après), retirer la marmite du feu et l’introduire dans la caisse ; recouvrir aussitôt du coussin. Il ne reste plus qu’à laisser la caisse norvégienne remplir son office ; au bout d’un temps que vous donne également le tableau, ôter le coussin, retirer la marmite, les aliments sont cuits à point, et encore tout bouillants. La durée du séjour dans la caisse peut du reste être prolongée d’une heure sans inconvénient.

jeudi 20 octobre 2011

Marmite dans la Marmite

Un essai en vacances avec les moyens du bord :
une grande caisse en bois récupérée
une vieille couverture matelassée

Le but :   ménager un espace pour une caisse en polystyrène

Cette caisse est la sœur de celle-ci (on en avait récupéré plusieurs dans la rue, devant un laboratoire d'analyses). Un compartiment, aux dimensions de la cocotte, a été ménagé  avec des plaques de bois sur lesquelles sont fixées des feuilles d'emballage de "bib" de vin. Les trois  "points" ce sont des bouchons en liège plantés au fond de façon à faire office de dessous de plat (et éviter le contact direct avec le fond). De chaque côté un vieux pull pour isoler.


Vite, on pose la cocotte bouillante avec les précautions d'usage à sa place et on recouvre d'une serviette de bain épaisse ( ça pourrait être un lainage, un pan de couverture, du moment que ça isole bien), et on referme vite le couvercle de la boîte.


 Il n'y a plus qu'à recouvrir la caisse avec la couverture et fermer le couvercle


Pas eu le temps de faire des tests poussés (ça sera pour une autre fois !) mais ce type de cocotte en fonte, pas très championne pour garder la chaleur, a vu ses capacités boostées par le dispositif. C'était vraiment encore brûlant à l'intérieur au bout de trois quatre heures. Il faudrait mesurer mais au feeling, j'ai eu l'impression que c'était plus performant que dans la caisse en polystyrène seule. A suivre !

mercredi 12 octobre 2011

Marmite norvégienne récup' et basique



Toujours la même boîte mais isolée de polystyrène et tapissée d'une feuille d'inox épaisse (y compris sur le fond).
La cocotte y entre juste !


Une vieille veste pour l'emmitoufler, le couvercle et un poids dessus...

lundi 10 octobre 2011

Avec de la sciure....

(article tiré de mon autre blog)
 Un autre exemple de "marmite", au look et de provenance récup', qui à l'usage a l'air plus performante que la précédente :



La boîte est en polystyrène... Elle faisait partie de tout un lot de ces boîtes trouvées dans une rue. Elle a été tapissée de plaques en inox - découpées dans un tambour de sèche-linge- un emplacement a été ménagé pour une cocotte ovale en fonte émaillée, pas très haute, elle convenait bien à cette boîte. Et tout autour c'est de la sciure bien tassée.


Vite, dès que la cocotte - bien fermée- pas de sciure dedans ! - est en place, une plaque d'inox par-dessus, le couvercle, plus un autre couvercle et un poids dessus !

samedi 1 octobre 2011

Dans la presse alternative...



- L'âge de Faire, septembre 2011 : Fiche pratique "la marmite norvégienne"
pdf  ici
(L'article ne mentionne pas que les images publiées dans l'article sont de Kay Wernert)

lundi 26 septembre 2011

Cuisses de pintade aux légumes d'été


Un exemple de plat avec des aliments "durs à cuire" (les cuisses de volaille) : 

Pour cette recette, j'ai commencé à 8h10 par réunir les ingrédients (tout bio et plus ou moins local) : 
2 cuisses de pintade
1 gros oignon 
3 courgettes 
1 poivron rouge 
2 tomates,
un tout petit piment frais
1 verre de riz complet (du riz rouge de Camargue)

J'ai fait revenir dans un peu d'huile d'olive l'oignon haché et les cuisses de pintade, puis j'ai baissé le feu et mis le couvercle. Pendant ce temps, j'ai détaillé les légumes. J'ai ajouté les tomates, puis le riz, les courgettes et le poivron et le piment (je le laisse entier). 
Après avoir complété avec 3 verres d'eau, salé, j'ai remis le couvercle. 
Cela m'a pris 10 minutes sans se presser. 
Le plat a été porté à ébullition et a cuit 10 minutes doucement.
Ensuite, c'est là qu'il faut regarder où se trouve le niveau de liquide, il faudrait qu'il arrive presque au niveau des aliments (rajouter un peu d'eau si besoin et reporter à ébullition).

Placer aussitôt la cocotte fermée ( là c'est une cocotte minute de récup que je ne fais pas monter en pression mais à ce stade je la verrouille) dans la marmite norvégienne.




    (couvercle d'origine et poids)

A 12 h 30, le plat était encore brûlant et tout était parfaitement cuit, à part quelques grains de riz qui n'avaient pas dû baigner assez dans le liquide, mais ce petit côté croquant n'est pas déplaisant.
Ce qu'il y a de bien avec cette forme de cuisson, c'est que les légumes ne sont pas réduits en bouillie, les saveurs sont préservées, on ne consacre que peu de temps à la cuisine ( là ça n'a pris qu'une vingtaine de minutes de cuisson sur le feu au lieu d'au moins le double en version mijotage ), on peut vaquer à ses occupations et au moment du repas, le plat est prêt !

vendredi 23 septembre 2011

Soupe au pistou

Ingrédients pour une cocotte de contenance moyenne : Un bol de haricots coco frais égrenés, assez de légumes pour remplir la cocotte : courgettes, oignons, poivrons, tomates, carottes, pommes de terre moyennes, quelques haricots verts, des gousses d'ail, des pâtes... Plus du basilic, de l'ail, de l'huile d'olive et du parmesan pour le pistou.
Au moins 2 heures avant le repas prévu, mettez l'eau à bouillir, remplissez en tenant compte du futur volume des légumes. Égrenez les haricots cocos et mettez-les à cuire en premier. Coupez finement tous les légumes et versez-les dans la cocotte, veillez à ce qu'il y ait environ 3 cm de liquide au-dessus d'eux. Salez, poivrez, refermez et faites encore 10 minutes après reprise de l'ébullition.
Ôtez du feu et placez tout de suite  la cocotte fermée dans la marmite norvégienne pour 2 heures environ.
Au moment du repas, pour les pâtes, remettez la cocotte sur le feu et ajoutez une ou deux poignées de pâtes. Pendant les 5-10 minutes nécessaires à leur cuisson, préparez le pistou : pilez du basilic, de l'ail, un peu de sel  dans un mortier en ajoutant de l'huile d'olive, certains ajoutent le parmesan râpé à ce moment-là, je préfère qu'il soit à part.
 

jeudi 22 septembre 2011

Bonnet de marmite au crochet


Après celui en feutrine pour la petite cocotte, la familiale a eu droit elle aussi à son bonnet.
Avec des restes de laine, j'ai confectionné une grosse pelote constituée de trois ou quatre pelotes reliées entre elles.
Ici, pour une cocotte-minute de grande taille, à l'oreille cassée, j'ai récupéré une dizaine de pelotes pour constituer quatre pelotes de quatre à six brins de laine selon l'épaisseur des laines récupérées.

Explications : avec un crochet adapté aux laines épaisses (n° 10 ou plus selon l'épaisseur), former une chaînette* qui fasse  le tour de la cocotte. Continuer en mailles coulées* jusqu'à la hauteur nécessaire (prévoir un peu de marge).

Pour le couvercle former un cercle en augmentant les mailles au fur et à mesure en fonction de la forme.
 

Assembler l'ensemble par une solide couture, et voilà ! 


N'étant pas très douée en crochet, j'ai visé l'efficacité; le résultat est assez grossier mais le côté bariolé et rustique ne me déplaît pas ;-)
Bien fermer le couvercle et procéder avec prudence pour enfiler le bonnet. Cocotte bien assurée sur un dessous de plat ou une table en bois. Comme pour le bonnet en feutrine, c'est tiède quand on pose la main de dessus (même plus qu'avec la feutrine d'ailleurs à cause des trous sans doute), la chaleur n'est donc pas très bien conservée.
On pourrait aussi envisager de le doubler. 
C'est cependant suffisant pour cuire et garder au chaud un plat qui aura été démarré sur le feu une ou deux heures avant. 
Il faut dire que la cocotte-minute en inox est déjà championne par elle-même pour conserver la chaleur; de plus, son couvercle qui ferme bien évite les accidents de renversement. Inutile de la faire monter en pression ou alors arrêter dès que ça siffle ( la mienne, de récup', serait bien incapable de le faire).

* Pour les mailles, il y a des bonnes explications ici

dimanche 11 septembre 2011

Bonnet de cocotte


À défaut de Marmite Norvégienne proprement dite (caisse, isolation et tout...), on peut très bien se contenter d'un...bonnet ! Il en existe des tout prêts. Pour en réaliser un « sur mesure » et emmitoufler une petite cocotte en fonte qui ne sert que quand on est juste deux, je me suis inspirée de ce blog : http://chantal35.canalblog.com (merci Chantal!)

Explications de base ( il ne sera pas difficile de faire plus joli que ce que j'ai réalisé) : découpez une bande de papier qui fasse le tour de votre récipient. Pour le dessus, servez-vous du couvercle pour tracer son contour. Étalez votre tissu (polaire, feutrine... en plusieurs épaisseurs), maintenez vos patrons dessus et découpez le tissu en débordant largement des patrons, surtout pour la hauteur du tour de la cocotte. 

Avec une grosse aiguille et du fil enfilé en double, assemblez le tour de la cocotte en laissant assez de tissu à rabattre sous le dessous de plat, puis cousez le dessus.
Là, avec plusieurs épaisseurs de feutrine ( un grand tissu replié en plusieurs fois, ça a donné 8 épaisseurs si je me souviens bien), je n'ai pas cherché à réaliser quelque chose de délicat : coutures grossières mais efficaces.

Attention aux risques de brûlures en cas de manipulations maladroites ! Toujours bien fermer le couvercle avant d'enfiler le bonnet sur la cocotte posée sur un support en liège ou en bois, et procéder prudemment pour couvrir la cocotte aussitôt ôtée du feu.
L'extérieur est tiède quand on pose la main dessus (signe que la chaleur s’échappe allègrement) mais les plats démarrés sur le feu selon le principe de la Marmite Norvégienne finissent de cuire et se gardent chauds au moins une heure, qui qui est déjà pas mal pour un équipement minimal ! Si cela ne permet pas de conserver le plat chaud aussi longtemps que certaines caisses bien isolées, c'est parfait pour cuisiner une bonne heure en avance, vaquer à d'autres occupations, et trouver votre plat tout prêt pour le repas;-)

Si l'on ne se sent pas de coudre, un pull en laine fait l'affaire ( voir ) ou pourquoi pas, comme sur ce blog, une doudoune reconvertie en « Marmite » ?!


samedi 10 septembre 2011

Un essai avec un coffre façon "caisse à foin"


(d'après cet article )
Bien que sachant que cela existait et fonctionnait très bien, il m'a fallu du temps et des vacances pour passer à l'acte et m'y tenir : en été 2009, un joli coffre en bois brut a été le déclencheur !


Mettre un coussin sur le tout et bien refermer le coffre. Ouvrir quand le temps présumé de cuisson avec combustible est dépassé d'environ 30% (c'est variable selon les plats).
Bien sûr tout ceci est améliorable par une meilleure isolation, mais ça fonctionne déjà très bien pour quelques heures.

Ce coffre est resté dans une maison de famille et je le retrouve avec plaisir à chaque séjour. Dernièrement, profitant du démantèlement d'un vieux sommier, j'ai tenté la "caisse à foin" ( "haybox" est le nom usuel de la marmite norvégienne en anglais) avec le crin végétal récupéré :

 Vague isolation des parois avec les moyens du bord : cartons et journaux. 
                                          Habillage d'une nappe puis remplissage de crin végétal



                                                                 Un coussin par-dessus

                                                Couvercle fermé lesté d'un poids


Conclusion : efficace mais pas tant que ça. Le plat était encore chaud au bout de près de 3 heures mais ça ne serait pas allé bien au-delà. Il a fallu refaire bouillir. A re-tester avec une meilleure isolation sur les parois...